Review of: Satan's Slave
Horreur:
Norman J. Warren

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Rating:
4
On 6 décembre 2020
Last modified:6 décembre 2020

Summary:

Le premier film d'exploitation horrifique de Norman J. Warren est une fort sympathique variation sur le thème de la sorcellerie

Le premier film d’exploitation horrifique de Norman J. Warren est une fort sympathique variation sur le thème de la sorcellerie

Satan’s Slave (1976)

Réalisé par Norman J. Warren

Ecrit par David McGillivray

Avec Michael Gough, Martin Potter, Candace Glendenning, Barbara Kellerman,…

Photographie : Les Young, John Metcalfe, John Simmons, Steve Haskett et Denis Balkin / Directeur artistique : Hayden Pearce / Musique : John Scott

Produit par Richard Crafter et Les Young

UK

Le feu. Des ombres encapuchonnées. un homme avec un masque de bouc approche. “Les préparatifs sont terminés. Commençons. Amenez le vaisseau d’inversion”. Deux “moines” amènent une jeune femme. Le grand prêtre la fait s’étendre sur l’autel et retire le drap qui recouvre son corps. Il commence ses incantations et invoque le seigneur des ténèbres pour qu’il envoie sa fille dans le corps de la jeune femme. Cette dernière a les yeux en sang et se relève en criant. Ecran noir.

Dès sa première scène, “Satan’s Slave” affiche clairement qu’on a affaire à un film sur la magie noire avec des adorateurs du diable et quelques jeunes femmes nues. Voici une proposition assez classique du film d’exploitation des années 70.

Ce qui n’est pas encore très clair c’est de savoir à quelle époque se déroule cette histoire. La deuxième scène nous révèle que l’action se déroule au temps présent et nous introduit le personnage de Stephen Yorke (Martin Potter), jeune homme obsédé, cruel et fou qui va s’en prendre à une jeune touriste américaine.

Enfin, la troisième scène introduit le personnage de Catherine (Candace Glendenning). Jeune femme de bientôt 20 ans, elle va avec ses parents à la campagne rencontrer un oncle qu’elle ne connait pas. Mais à peine sont ils arrivés dans la somptueuse propriété de l’oncle en question, le père de Catherine perd le contrôle de sa voiture qui s’écrase contre un arbre avant de prendre feu. Catherine est la seule seule survivante. Son oncle Alexander (Michael Gough), ancien médecin, décide de s’occuper d’elle. Catherine fera également la connaissance de Frances (Barbara Kellerman), l’assistante de son oncle, et de son cousin… Stephen !

Le réalisateur Norman J. Warren avait à l’époque déjà réalisé en 1968 deux petits films d’exploitation, aussi érotiques que la censure le permet alors, “Loving Feeling” et “Her Private Hell“. Il travaille par la suite en tant que monteur, mais après plusieurs tentatives qui n’aboutiront pas, il devra attendre ce “Satan’s Slave” pour retourner derrière la caméra. Avec son ami cameraman Les Young, il décide de faire son propre film d’exploitation, en choisissant un thème alors vendeur, la sorcellerie. Pour développer l’histoire, Warren et Young recrutent un jeune scénariste déjà bien installé, David McGillivray, à qui on doit les meilleurs scénarios de Pete Walker “House of Whipcord” (1973), “Frightmare” (1974) et “House of Mortal Sin” (1976).

Niveau casting, Warren et Young arrivent à décrocher Michael Gough pour seulement 300 livres (qui fournit en plus ses propres costumes). Cough, l’un des visages les plus connus du cinéma britannique, a tourné dans beaucoup de films d’horreur (pour Hammer, Amicus et autres). La production fait également appel à deux jeunes acteurs pour les rôles de Catherine et Stephen, beaux et expérimentés. Martin Potter avait joué dans “Craze” en 1974 pour Freddie Francis, mais il reste surtout connu pour avoir interprété l’un des rôles principaux dans “Fellini Satyricon” (1969). Candace Glendenning avait pour sa part joué dans “The Flesh and Blood Show “(1972) de Pete Walker ou “Tower of Evil” (1972) mais aussi dans “Nicholas and Alexandra” (1971).

La photographie est inhabituellement partagée entre plusieurs personnes (cinq en tout dont Young). En fait on aurait pu s’attendre au pire. Avec un budget minuscule, Warren et Young, arrivent à décrocher un scénariste expérimenté, un casting convaincant, un lieu de tournage atmosphérique (une maison de type tudor appartenant à des nobles fauchés), quelques effets gore bien conçus et une musique parfaitement raccord due à John Scott, compositeur de nombreuses B.O. qui avait fait ses débuts sur “A Study in Terror” (1965).

De son côté Warren assure comme toujours une réalisation de qualité, malgré les moyens très limités. C’est l’un des meilleurs réalisateurs de film d’horreur à petit budget des années 70-80 comme il va pouvoir le confirmer par la suite avec “Prey” (1977), “Terror” (1978), “Inseminoid” (1981) et “Bloody New Year” (1987).

A noter que tous ces films sont disponible dans le superbe coffret Powerhouse, sorti en 2019 et consacré au réalisateur.

Blu-ray UK. Studio Powerhouse, collection Indicator (2019). Disponible dans le coffret Normal J. Warren (édition limitée à 6.000 exemplaires). Version originale avec des sous-titres anglais optionnel. Nombreux bonus

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