Review of: Inseminoid
Horreur / SF:
Norman J. Warren

Reviewed by:
Rating:
3
On 2 décembre 2020
Last modified:2 décembre 2020

Summary:

Un film d'horreur SF qui vaut beaucoup mieux que sa réputation, notamment grâce à la prestation de Judy Geeson et la réalisation de Norman J. Warren

Un film d’horreur SF qui vaut beaucoup mieux que sa réputation, notamment grâce à l’excellente prestation de Judy Geeson et la réalisation efficace de Norman J. Warren

Inseminoid (1981)

Réalisé par Norman J. Warren

Ecrit par Nick Maley et Gloria Maley

Avec Robin Clarke, Judy Geeson, Stephanie Beacham, Jennifer Ashley, Victoria Tennant,…

Direction de la photographie : John Metcalfe /  Production design : Hayden Pearce / Montage : Peter Boyle / Musique : John Scott

Produit par Richard Gordon et David Speechley

Science-fiction / Horreur

93mn

UK

Sur une planète éloignée, un groupe d’archéologues et scientifiques étudient les ruines d’une ancienne civilisation. Dans une grotte, ils trouvent des inscriptions et des cristaux d’origine inconnue. Durant une inspection des lieux, une explosion survient. L’un des scientifiques est blessé, et une fois de retour dans la base, l’homme semble succomber à l’influence meurtrière du cristal que l’équipe a ramené.

Après la sex comedy SF “Spaced Out” (1979), Norman J. Warren revient à la SF horrifique. Il avait déjà touché au genre avec “Prey” (1977) mais ce dernier tient davantage du huis clos psychologique avec un aspect SF très fauché. Cette fois-ci, la situation est bien différente. Warren obtient le plus gros budget de sa carrière (deux millions de dollars) grâce au producteur Richard Gordon (Fiend Without a Face, Corridors of Blood, Horror Hospital,…) qui décroche l’appui financier du légendaire studio hong-kongais Shaw Brothers.

Comme toute bonne nouvelle, elle ne va pas sans inconvénient. Warren voulait faire un film sombre et très gore. Mais la production souhaite obtenir un résultat vendable à l’international et auprès des télévisions. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’une pellicule Kodak est commandée directement auprès de la maison mère à Rochester aux USA plutôt que de recourir à la pellicule vendue au Royaume-Uni d’une qualité moindre en termes de luminosité et de grain.

Évidemment, la production embauche un acteur américain pour tenir le rôle principal, même s’il s’agit pas vraiment d’un acteur de premier plan. Le lead masculin est tenu par le natif de Floride, Robin Clarke qui après avoir débuté dans le rôle de Django dans le western spaghetti “Sentenza di morte” (1968) s’est ensuite contenté de seconds rôles et d’apparitions à la télévision dans son pays natal.

L’interprétation est surtout marquée par la prestation de l’anglaise Judy Geeson qui dans les difficiles années 70 navigue entre “grosses” productions (“10 Rillington Place“, “Brannigan“, “The Eagle has Landed”), la télévision et des films de genre (“Doomwatch“, “Fear in the Night” et même la fameuse comédie sexy “Adventures of a Taxi Driver”). Ici elle livre une performance hautement recommandable et inquiétante à souhait.

Norman J. Warren a l’habitude de faire de la magie avec de tous petits budgets. La base et les extérieurs sont assez réussis. Mais évidemment outre ses effets gore, on reprocha à l’époque au film de loucher trop ouvertement vers un certain “Alien” (1997). Une critique un peu facile. Le scénario n’est pas d’une originalité folle soit, mais n’est pas un simple plagiat à petit budget. Ecrit en quatre jours, il est dû aux époux Nick Maley et à sa femme Gloria, actrice. Nick Maley avait notamment travaillé sur la trilogie originale de “Star Wars” ou “Superman” mais comme maquilleur. C’est aussi à ce titre qu’il avait participé au premier film d’horreur de Warren “Satan’s Slave” (1976).

C’est le directeur artistique habituel de Warren, Hayden Pearce qui a eu la charge de transformer les caves de Chislehurst (35 kms de caves crées par l’homme pour exploiter le silex et la craie), dans le sud-est du grand Londres, en base extra-terrestre. D’après le réalisateur, les problèmes d’humidité et de froid ont rendu le tournage de quatre semaines très difficile.

Le résultat est donc un film d’horreur SF plutôt convainquant malgré sa réputation pas très reluisante. Si on ne tente pas des comparaisons idiotes avec “Alien”, c’est du bon film d’exploitation, efficace.

Afin de répondre aux exigences des Shaw Brothers qui auraient aimé que le résultat soit plus sanglant, le producteur Richard Gordon décida de faire dessiner une affiche la plus graphique possible. C’est la fameuse version que vous pouvez voir dans cet article. Mais l’affiche fut refusée en Angleterre comme aux Etats-Unis où elle était jugée obscène. De même aux USA le titre du film fut changé pour des raisons similaires en “Horror Planet” (le concept même d’insémination ne plaisait pas).

A noter que la fin du film choisie pour la sortie en Grande-Bretagne était plus brutale – se terminant avec la mort de l’un des personnages. La version du film qui est disponible aujourd’hui est la version internationale avec une fin plus ouverte mais assez classique du genre.

Blu-ray UK. Studio Powerhouse, collection Indicator (2019). Disponible dans le coffret Normal J. Warren (édition limitée à 6.000 exemplaires). Version originale avec des sous-titres anglais optionnel. Nombreux bonus

 

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