Remake d’un film américain de 1945 lui-même basé sur un roman de 1902 qui pose une question existentielle : comment dépenser un million de livres en deux mois ?

Three on a Spree (1961)

Réalisé par Sidney J. Furie

Ecrit par Sig Herzig, Wilkie C. Mahoney et Charles R. Rogers d’après le roman de George Barr McCutcheon

Avec Jack Walting, Carole Lesley, John Slater,…

Produit par George Fowler

Comédie

89mn

UK

En dépit de son titre énigmatique, « Three in a Spree » est bien une adaptation de « Brewster’s Millions », le best seller de l’écrivain américain George Barr McCutcheon, publié en 1902 et qui a déjà alors été adapté plusieurs fois au cinéma outre-Atlantique. Le film reprend d’ailleurs largement le scénario de la dernière version hollywoodienne en date, celle de 1945.

L’histoire, peut-être originale au début du XXe siècle, a aujourd’hui un air de déjà vu tant il relève d’un fantasme de la société de consommation et de toute victime du capitalisme. Nrewster (Jack Watling) est un employé de bureau maltraité par sa hiérarchie qui prend excuse de quelques retards pour le virer la veille de ses cinq ans dans l’entreprise et d’une augmentation promise de longue date avant de le ré-embaucher à son ancien salaire. Un drame pour le très raisonnable Brewster qui attendait cette augmentation pour enfin épouser sa fiancée, Susan (Carol Lesley). Alors quand un notaire lui annonce qu’il va toucher un héritage de huit millions de livres suite au décès d’un oncle, Brewster est aux anges. Sauf que s’il veut toucher les huit millions, il doit en dépenser un million en6-0 jours ! L’objectif de l’oncle étant de le dégouter des dépenses. Un sacré défit en tout cas pour Brewster, habitué à calculer chaque dépense.

Le résultat ? Une comédie plaisante portée par un Jack Walting qui se démène (avec son faux air de ian carmichael), même si sa présence peut peut sembler être un choix de casting étrange car c’est ici la seule occasion qu’on a eu de le voir en tête d’affiche d’une comédie.

« Three on a Spree » est l’un des quatre films réalisés par le réalisateur canadien Sidney J.  Furie, récemment installé à Londres. Après quelques films dignes d’intérêt comme « The Boys » (1962) et « The Leather Boys » (1964), il va se faire remarquer avec le formidable et culte « The Ipcress File » (1965) avec Michael Caine pour la 2e fois dans le rôle de l’anti James Bond, Harry Palmer..