Comédie:
Robert Hamer

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Rating:
4
On 31 mai 2020
Last modified:31 mai 2020

Summary:

Une satire réjouissante de la réussite à tout prix et des formules magiques de développement personnel. Avec un casting en or et Robert Hamer à la réalisation (pour la dernière fois)

Une satire réjouissante de la réussite à tout prix et des formules magiques de développement personnel. Avec un casting en or et Robert Hamer à la réalisation (pour la dernière fois)

School for Scoundrels (1960)

(L’académie des coquins)

Réalisé par Robert Hamer (avec Cyril Frankel non crédité)

Ecrit par Patricia Moyes et Hal E. Chester d’après les romans de Stephen Potter

Avec Ian Carmichael, Terry-Thomas, Alastair Sim, Janette Scott, Dennis Price, Peter Jones, John Le Mesurier,…

Direction de la photographie : Erwin Hillier / Musique : John Addison

Produit par Douglas Rankin pour Associated British Picture Corporation (ABPC)

Comédie

94mn

UK

Henry Palfrey (Ian  Carmichael) est un raté. Patron d’une petite entreprise héritée de son oncle, il est ridiculisée par le comptable qui refuse de le laisser prendre quelques décision que ce soit, son équipe de tennis décide de le mettre sur le banc de touche et Delaunay (Terry-Thomas), personnage sûr de lui et conquérant le ridiculise devant la jeune femme qu’il vient de rencontrer, April (Janette Scott). Sa tentative d’achat d’une nouvelle voiture se révèle un fiasco, il se fait rouler par le concessionnaire et se ridiculise une nouvelle fois devant April. Décidé à en finir avec son statut de victime il décide de rejoindre une école un peu spéciale, dirigée par Potter (Alastair Sim) et qui a pour mission de transformer ses élèves, victimes perpétuelles, en  experts dans le fait d’écraser les autres.

Dans les années 50, les comédies sur le milieu de l’école se multiplient. Alastair SIm en sait quelque chose, lui qui a joué une directrice d’école pour filles dans “The Belles of St. Trinian’s” (1954) et un directeur d’école pour garçons dans “The Happiest Days of Your Life” (1950).  Bon cette fois-ci il s’agit d’une école bien particulière destinée aux adultes. Potter c’est un peu un coach avant l’heure qui vous apprend les recettes afin de réussir, c’est à dire des petits truc pour bien écraser les autres. Le benêt Palfrey en sortira tout changé, et pourra enfin s’imposer dans la vie et mettre April dans son lit… ou pas.

“School for Scoundrels” est une satire réjouissante de la réussite individuelle à tout prix. Après tout, Palfrey pour survivre dans ce monde impitoyable et cesser de se faire écraser par les autres, n’a qu’une solution, faire comme eux mais avec méthode ! Ce qui est déjà mieux après tout que ceux qui escroquent les autres par cupidité et jalousie, profitant juste des faiblesses qu’il perçoive chez un type un peu trop brave.

Le romancier Stephen Potter s’était spécialisé dans la parodie des manuels de développement personnel avec une série de livres publiés à partir de la fin des années 40. Le scénario a été développé par Patricia Moyes (traductrice, scénariste et romancière) et Hal E. Chester (acteur/scénariste/producteur américain installé à Londres). Quant à la réalisation elle est due à Robert Hamer (réalisateur mythique de “It Always Rains on Sunday” en 1947 et de “Kind Hearts and Coronets” en 1949). Malheureusement, Hamer souffrait de graves problèmes d’alcoolisme et ne pourra pas finir le film qui restera son dernier (il a été remplacé par Cyril Frankel mais a gardé son crédit à l’écran). Il mourra trois ans plus tard à l’âge de 52 ans.

Enfin, le casting compte parmi les plus grandes stars comiques des années 60 qui s’en donne à coeur joie : Ian Carmichael, Terry-Thomas, Alastair Sim, Dennis Price, Peter Jones, John Le Mesurier ,… Qui dit mieux ? Dans le rôle de la belle April, on retrouve Jeannette Scott, une actrice très précoce qui a débuté au cinéma à l’âge de 4 ans en 1942 (!) et a obtenu sa première tête d’affiche à 12 ans dans “No Place for Jennifer” (1950) d’Henry Cass. On la retrouvera dans des films très différents comme “Helen of Troy” (1956), “Paranoiac” (1963) pour la Hammer, ou encore “Crack in the world (1965). Son dernier film est la comédie américaine “Bikini Paradise” (1967).

DVD FR. Studio Tamasa (2016). Version originale sous-titrée en français. Bonus : livret “Le regard de Charlotte Garson” (12 pages)

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