Comédie noire:
Robert Hamer

Reviewed by:
Rating:
5
On 4 août 2011
Last modified:11 octobre 2015

Summary:

Le miracle du film est d'aborder un sujet morbide avec un personnage central immoral, tout en conservant une certaine légèreté et une drôlerie à toute épreuve.

Le miracle du film est d’aborder un sujet morbide avec un personnage central immoral, tout en conservant une certaine légèreté et une drôlerie à toute épreuve.

Kind hearts and coronets (Noblesse oblige)

Kind hearts and Coronets (1949)

(Noblesse oblige)

Réalisé par Robert Hamer

Ecrit par Robert Hamer et John Dighton adapté librement du roman de Roy Horniman

Avec Alec Guinness, Dennis Price, Valerie Hobson,…

Directeur de la photographie : Douglas Slocombe

Production Michael Balcon (Ealing Studios)

Durée 106 mn

UK

Comédie / Humour noir

Dans l’Angleterre Edwardienne, Louis d’Ascoyne Mazzini (Dennis Price) est le fils d’une aristocrate reniée par sa famille pour avoir épouser un chanteur d’opéra italien. A la mort de celle-ci, la famille refuse que sa dépouille repose dans le caveau familial. Pour Louis, le coup est dur. Mais quand, suite à un coup du sort, un membre de la famille d’Ascoyne est responsable de la perte de son emploi, là il décide que c’en est trop est qu’il est temps de remettre les pendues à l’heure. Pour se venger et reconquérir son titre de noblesse, Louis d’Ascoyne Mazzini, décide alors d’assassiner tour à tour les huit individus qui sont encore devant lui dans l’ordre de succession.

S’il ne fallait retenir qu’une comédie Ealing, ce serait sûrement « Kind hearts and Coronets » (« Noblesse oblige ») tant cette oeuvre frôle la perfection. Le miracle du film est d’aborder un sujet morbide avec un personnage central immoral, tout en conservant une certaine légèreté et une drôlerie à toute épreuve. L’immoralité du film est toutefois relativisée par la dernière image du film. Une concession aux bonnes moeurs de l’époque, mais le film n’ pas vieilli d’un iota, et reste tout à fait réjouissant à regarder aujourd’hui.

Un scénario bien construit, des dialogues qui font mouche au service d’un humour noir des plus cyniques. Ainsi, Louis imagine une manière originale d’éliminer chacune de ses victimes en fonction de leurs passions.

Et évidemment est il besoin de souligner le tour de force d’Alec Guinness dans le rôle des huit membres de la famille d’Ascoyne qui vont être les cibles de Louis? Alec Guinness était déjà un grand homme de théâtre à l’époque et avait tourné dans deux adaptations de Dickens signées David Lean (« Great Expectations » et « Oliver Twist) mais « Kind hearts… » a vraiment posé le comédien en véritable star du cinéma.

Formé par Alberto Cavalcanti au GPO Film Unit (légendaire unité documentaire britannique), le réalisateur Robert Hamer était l’un des fleurons de l’écurie Ealing et même si sa carrière fut bien trop brève (il est mort à 52 ans), il a réalisé au moins deux chefs d’oeuvre inoubliables : « Kind hearts… » et « It Always Rains on Sunday » (Il pleut toujours le dimanche, 1947) et une poignée de très bons films (« The long memory » en 1953 et « Father Brown » en 1954).

[xrr rating=9/10]

Pour le plaisir, voici une vidéo où Bertrand Tavernier nous parle, avec toute la passion qu’on lui connait pour le cinéma, de « Kind hearts » :


Noblesse Oblige Par Bertrand Tavernier par CinemaMonAmour

 

DVD Studio Canal. Version originale avec des sous-titres français. Egalement audio en français.

 

A découvrir également :