Review of: Robbery
Crime:
Peter Yates

Reviewed by:
Rating:
3
On 25 novembre 2018
Last modified:29 novembre 2018

Summary:

Un film de casse efficace et dynamique même s'il en oublie en court de route ses personnages, à peine effleurés.

Un film de casse efficace et dynamique même s’il en oublie en cours de route ses personnages, à peine effleurés.

Robbery (1967)

(Trois milliards d’un coup)

Réalisé par Peter Yates

Ecrit par Edward Boyd, George Markstein et Peter Yates

Avec Stanley Baker, Joanna Pettet, James Booth, Frank Finlay, Barry Foster,…

Direction de la photographie : Douglas Slocombe / Direction artistique : Michael Seymour / Montage : Reginald Beck / Musique : Johnny Keating

Produit par Stanley Baker et Michael Deeley

Crime

UK

Même s’il a été devancé par une mini série allemande diffusée en 1966, « Robbery » est le premier film a s’inspirer directement du braquage du siècle, l’attaque du train postal Glasgow-Londres commise le 8 août 1963 et qui a permis le vol de plus de 3 millions de livres (environ l’équivalent de 50 millions de livres actuelles). Cette version prend néanmoins beaucoup de liberté vis à vis des faits jusqu’aux noms des cambrioleurs. Le leader Bruce Reynolds devient ainsi Paul Clifton.

Clifton est interprété avec assurance par Stanley Baker. Ce dernier est toujours très à l’aise dans les rôles de durs, et ici encore il excelle. A ses côtés dans le rôle de l’inspecteur trouble fête, on retrouve James Booth qui avait déjà côtoyé Baker sur le tournage de « Zulu ». Dans le rôle de la femme de Clifton, on retrouve brièvement mais avec plaisir Joanna Pettet, actrice anglaise qui a fait une bonne partie de sa carrière aux US sur le petit et le grand écran. Au cinéma, on l’avait récemment vu dans « The Group » (1966) de Sidney Lumet et toujours en 1967 dans « The Night of the Generals » et « Casino Royale ».

L’idée du film vient de Michael Deeley (futur producteur de « Blade Runner » et de « The Deer Hunter ») qui achète les droits d’un livre de Peta Fordham. Avec le réalisateur Peter Yates (ils viennent de travailler ensemble sur une petite comédie « One Way Pendulum »), ils proposent d’abord le sujet à Woodfall Films, pour lesquels travaillait Deelay à l’époque, mais devant le refus de ceux-ci de produire un film d’action, Deelay se rapproche de Stanley Baker. L’acteur gallois s’était mis à la production trois ans plus tôt sur « Zulu » de Cy Enfield (avec le succès que l’on sait) et produira en tout huit films jusqu’en 1970 avec une autre histoire de casse, « Perfect Friday« .

Il s’agit du troisième film du réalisateur Peter Yates après une comédie musicale pour Cliff Richards (Summer Holiday, 1963) et la comédie « One Way Pendulum » (1965). Sa réalisation dynamique et assurée, va lui ouvrir les portes d’Hollywood dès l’année suivante où il va tourner « Bullitt » (1968) pour Steve McQueen. Sa collaboration avec Deeley s’achèvera dans l’amertume avec « Murphy’s War«  (1971).

Si les film est bien rythmé, on peut reprocher au film ses personnages peu creusés. On a droit juste à une scène par exemple pour donner un peu de background au personnage central de Cifton – une dispute avec sa femme. C’est peu mais c’est plus que les autres participants au braquage.

Blu-ray UK et DVD. Studio Network (2015). Version originale avec des sous-titres optionnels en anglais. Bonus : Livret de 32 pages, interviews,… 

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