Review of: Full Circle
Horreur:
Richard Loncraine

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Rating:
3
On 4 septembre 2019
Last modified:4 septembre 2019

Summary:

Un film de maison hantée inquiétant avec une Mia Farrow au bord de la folie. Passé inaperçu à sa sortie, malgré un grand prix à Avoriaz, il est temps de le découvrir !

Un film de maison hantée inquiétant avec une Mia Farrow au bord de la folie. Passé inaperçu à sa sortie, malgré un grand prix à Avoriaz, il est temps de le découvrir !

Full Circle 1977

Full Circle (1977)

(Le cercle infernal)

Réalisé par Richard Loncraine

Ecrit par Dave Humphries et Harry Bromley Davenport d’après le roman de Peter Straub

Avec Mia Farrow, Keir Dullea, Tom Conti, Jill Bennett, Cathleen Nesbitt,…

Direction de la photographie : Peter Hannan / Production design : Brian Morris / Montage : Ron Wisman / Musique : Colin Towns

Produit par Peter Fetterman et Alfred Pariser

Tourné à Londres et aux Lee International Film Studios

Horreur

98mn

UK / Canada

Julia (Mia Farrow) doit faire face au décès brutal de sa fille de 8 ans qui s’est étouffée dans la cuisine familiale. Julia tente de pratiquer une trachéotomie mais ans succès. Deux mois plus tard, elle sort de l’hôpital mais refuse de parler à son mari Magnus (Keir Dullea). Elle achète une grande maison et ne voit pratiquement plus personne. Lors d’une séance de spiritisme dans sa nouvelle maison, d’étranges événements se produisent. La spirite aurait vu une jeune fille, mais refuse d’en dire plus. Une voisine lui raconte qu’un incident similaire à ce qui lui est arrivé s’est produit dans cette même maison des décennies plus tôt. Contre l’avis de son ami Mark (Tom Conti), elle décide d’enquêter.

Les prémices de “Full Circle” ne brillent pas par leur originalité mais le film réussit à mettre en place une ambiance malsaine rapidement grâce à la présence de l’odieux mari de Julia, Margus prêt à tout pour récupérer Julia (et accessoirement sa fortune) ainsi qu’une photographie et une musique maitrisées. Parfois un peu lent, le film s’accélère quand Julia décide de mener son enquête et la fin est traumatisante à souhait. Bref, difficile de comprendre pourquoi ce film est passé dans les oubliettes et ne bénéficie pas à ce jour d’une sortie en DVD/blu-ray.

Mia Farrow avait été révélé en 1968 dans le chef d’oeuvre de Roman Polanski “Rosemary’s Baby”. Elle a par la suite tourné dans deux autres films d’horreur, tournés tous deux en Angleterre : “See No Evil” (1971) et donc “Full Circle”. Comme dans “Rosemary’s Baby”, Mia Farrow semble sur le point de sombrer dans la folie, ce qu’elle sait très bien faire !

A ses côtés, dans le rôle de l’odieux mari, on retrouve l’acteur américain Keir Dullea qui a fait sa carrière entre les USA, le Canada et le Royaume-Uni. Son rôle le plus célèbre est celui de l’astronaute Dr. Dave Bowman dans un certain “2001: A Space Odyssey” (1968) mais on l’a vu également au générique de “Bunny Lake Is Missing” (1965) ou encore “Black Christmas” (1974). A noter aussi qu’il s’agit de l’un des derniers rôles de l’actrice anglaise Cathleen Nesbitt, très présente sur les planches (300 pièces) et au cinéma et à la télévision (près de 100 rôles) des deux côtés de l’Atlantique.

La réalisation est signée par  l’anglais Richard Loncraine qui avait signé son premier film deux ans plus tôt dans un style très différent avec “Flame” (1975). Il reviendra en tout cas au film inquiétant avec “Brimstone & Treacle” (1982). On lui doit également une adaptation osée et réussie de “Richard III” (1995) dont l’action est re-située dans les années 30 en pleine montée du fascisme.

Le scénario signé Dave Humphries  (Quadrophenia) et  Harry Bromley Davenport (Xtro) est tiré d’un livre de Peter Straub “Julia” paru en 1975. C’était son deuxième livre. Depuis il est devenu l’un des auteurs américains de référence dans le domaine de l’horreur.

Production officielle britannico-canadienne, “Full Circle” a reçu le grand Prix d’Avoriaz en 1978, mais cela ne l’a pas empêché de faire un bide au box office aussi bien au Royaume-Uni qu’aux USA (où il est sorti 4 ans plus tard sous le titre de “The Haunting of Julia”).

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