Drame:
Richard Loncraine / Dennis Potter

Reviewed by:
Rating:
4
On 28 avril 2019
Last modified:28 avril 2019

Summary:

Un homme rongé par la cuplabilité face à sa fille réduite à l'état de légume se fait titiller par le diable en personne ! Un drame fort et provocant tiré d'un téléfilm de la BBC interdit d'écran pendant onze ans !

Un homme rongé par la culpabilité face à sa fille réduite à l’état de légume se fait titiller par le diable en personne ! Un drame fort et provocant tiré d’un téléfilm de la BBC interdit d’écran pendant onze ans !

Brimstone & Treacle (1982)

Réalisé par Richard Loncraine

Ecrit par Dennis Potter

Avec Sting, Denholm Elliott, Joan Plowright, Suzanna Hamilton,…

Direction de la photographie : Peter Hannan / Montage : Paul Green / Production design : Milly Burns / Direction artistique : Norman Garwood / Musique : Sting

Drame / Fantastique

UK

Tom Bates ( Denholm Elliott) gagne sa vie en écrivant et imprimant des hymnes, pourtant il est athée depuis que, deux ans plus tôt, sa fille Pat a été renversée par une voiture, la laissant paraplégique. Il est furieux de la situation et essuie sa rancoeur sur sa femme Norma (Joan Plowright) qui refuse le fatalisme de Tom et est convaincue que la situation de Pam peut s’améliorer malgré les déclarations des médecins.

Un jour un jeune homme, Martin (Sting) croise Tom. Il prétend être un ami de Pat qu’il a perdu de vue. Mais quand Martin fait un malaise en apprenant la réalité,Tom part. Le soir même, Martin frappe à sa porte. Là il fait tout pour convaincre les parents de Pat de le laisser rester chez eux pour qu’il puisse s’occuper de celle qu’il prétend être sa fiancée. Si Norma est rapidement sous le charme du jeune homme, Tom fait tout pour s’en débarasser.

On sait dès le départ que les intentions de Martin ne sont pas claires et qu’il ne fait que mentir. Plusieurs signes montent qu’il pourrait être le Diable (sans que cela soit tranché). Le fantastique n’est jamais loin mais on reste dans le flou sur son identité et ses intentions… A mes yeux, Martin est plus probablement un voyou qui se prend pour le Diable que le Diable lui-même !

“Brimstone and Treacle” est à l’origine un téléfilm du scénariste Dennis Potter. Ce dernier est très réputè pour son travail de scénariste télé depuis le début des années 60. Mais quand il imagine cette histoire d’handicapée désirée par le Diable, autant dire que la BBC n’est pas des plus heureuses. Le téléfilm est bien filmé en 1976 mais, à cause d’une scène de viol, ne sera diffusé que onze ans plus tard en 1987.

Entre temps, le téléfilm est adapté pour le théâtre puis une version cinéma sort en 1982. Le film, comme la série, peut choquer mais c’est à la fois un film sur la culpabilité vis à vis de ce qui est arrivé à sa fille, et du sexe en général. Pour Tom, Martin semble être le cauchemar absolu. Et si finalement pour Tom, le plus grand cauchemar serait que sa fille se réveille ?

Denholm Elliott reprend le rôle du père qu’il tenait déjà dans le téléfilm. Il est parfait, tout comme Joan Plowright (excellente actrice et par ailleurs troisième femme de Laurence Olivier) en mère sacrifiée. Dans le rôle du diable, c’est Sting qui remplace le nettement moins bankable Michael Kitchen. Mais Sting a le physique parfait entre ange et diable pour jouer Martin (les producteurs avaient également pensé à Bowie et à Malcom McDowell). Désireux de faire du cinéma, Sting avait déjà participé à deux films mais dans des rôles moins importants : “Quadrophenia” et “Radio On”, tous les deux en 1979. Ici il prend pour la première fois la tête d’affiche. Il est excellent, rien à redire sur sa prestation.

La réalisation de Richard Loncraine est également de qualité, avec en plus une belle ambiance pseudo-gothique conférée en partie par la maison des Bates (où se déroule une grande partie de l’action ) avec son côté renfermé et vieillot et qui correspond bien à la thématique du film !

DVD zone 2 UK. Studio Prism (1997). Version originale sans sous-titres.

%d blogueurs aiment cette page :