Boulting brothers

Boulting Brothers

 

John et Roy Boulting sont de vrais jumeaux nés le 21 décembre 1913 à Bray (Berkshire, dans le Sud Est de l’Angleterre).

A la fin des années 30, ils forment un duo réalisateur-producteur qui va s’épanouir dès 1940 et leur premier long métrage “Pastor Hall”. Pendant la guerre, ils vont réaliser un autre film notable : l’anti-isolationniste “Thunder Rock” (1942). Puis les deux frères participeront à l’effort de guerre. Roy en réalisant pour l’armée “Desert Victory” (1943) et “Burma Victory” (1945) et John en filmant “Journey Together” (1945) pour la Royal Air Force.

La consécration, et leur période la plus riche, viendra après la guerre entre 1947 et 1951 avec des classiques tels le fameux polar “Brighton Rock” (1947) et l’excellent thriller “Seven Days to Noon” (1950). John et Roy signent des films de genre avec du sens.

Après quelques films de moindre importance destinés au public Américain, ils filment leurs plus grands succès publics à partir de 1956 avec une série de satires sur les institutions britanniques : l’armée dans “Private’s progress” (1956), la loi avec “Brothers in law” (1957), les syndicats avec “I’m all right Jack” (1959) ou encore l’église anglicane avec “Heavens above !” (1963).

Leurs films de cette période ont lancé les carrières de grands acteurs comiques britanniques tels Peter Sellers, Ian Carmichael ou encore Terry-Thomas.

Ils passeront dans la deuxième partie des années 60 à des films où on sent l’influence du kitchen sink drama : “The family Way” (1966), drame sur un couple qui a du mal à s’émanciper matériellement de leurs parents (et les conséquences sur leur couple), et le thriller ambigu et malsain “Twisted Nerve” (1968). Sans pourtant oublier la comédie à laquelle ils reviendront au début des années 70, nettement moins mordantes que dans les années 50, mais avec à nouveau Peter Sellers : “There’s a girl in my soup” (1970) et “Soft Beds, Hard Battles” (1974)

Prolifiques, les frères Boutling n’ont pas réalisé/produit que des chefs d’oeuvre mais ils ont laissé de nombreux films importants pour le cinéma britannique. John est décédé en 1985 et Roy en 2001.

A noter que Francis Rousselet a publié un très bon petit ouvrage consacré aux frères Boulting.

A VOIR

Brighton Rock” (1947)

Seven Days to Noon” (1950)

The Magic Box” (1951)

Carlton-Browne of the FO” (1959)

I’m all right Jack” (1959)

Heaven’s Above!” (1963)

The family Way” (1966)

Twisted Nerve” (1968)

 

 

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