Review of: A Severed Head
Comédie:
Dick Clement

Reviewed by:
Rating:
3
On 5 avril 2020
Last modified:5 avril 2020

Summary:

Une comédie de moeurs grinçante sur les perversions et l'hypocrisie de la haute bourgeoisie. Un beau casting mais quelques longueurs

Une comédie de moeurs grinçante sur les perversions et l’hypocrisie de la haute bourgeoisie. Un beau casting mais quelques longueurs

A Severed Head (1971)

Réalisé par Dick Clement

Ecrit par Frederic Raphael d’après le roman d’Iris Murdoch et la pièce d’Iris Murdoch et J.B.Priestley

Avec Ian Holm, Lee Remick, Richard Attenborough, Claire Bloom, Jennie Linden, Ann Firbank,…

Direction de la photographie : Austin Dempster / Production design : Richard Macdonald / Direction artistique : John Clark / Montage : Peter Weatherley / Musique : Stanley Myers

Produit par Alan Ladd Jr.

Tourné aux studios de Shepperton

Comédie

98mn

UK

Martin (Ian Holm), un négociant en vin, est marié à Antonia (Lee Remick) mais a une affaire avec Georgie (Jennie Linden). En revenant de son psy Palmer (Richard Attenborough), Amanda annonce à Martin qu’elle veut divorcer et vivre avec ce dernier qui est aussi le meilleur ami de Martin. Palmer et Amannda veulent que Martin ne se sente pas rejeter et qu’ils continuent à se voir. Mais quand la soeur de Palmer, l’anthropologue Dr Klein (Claire Bloom) débarque chez son frère et révèle que Martin avait une maitresse, Amanda a du mal à se remettre. Pendant ce temps, le frère de Martin et sculpteur de son état, Alexander (Clive Revill) a des visées sur Georgie…

“A Servered Head” est tiré d’un livre d’Iris Murdoch publié en 1961 et adapté pour le théâtre avec succès par J.B. Priestley deux ans plus tard. Puis le scénariste Frederic Raphael s’en est emparé pour signer une adaptation pour le cinéma. A l’époque c’est John Schlesinger qui doit assurer la réalisation et Julie Christie jouer l’un des rôles principaux. Mais si les trois vont se retrouver sur “Darling” (1965) et “Far from the Madding Crowd” (1967), ce projet-ci de collaboration ne verra jamais le jour.

Il faudra attendre 1969 pour que le projet se réalise sous la houlette du producteur Alan Ladd Jr (futur patron de la Fox) et du scénariste Dick Clement qui venait de passer à la réalisation avec “Otley” (et apparemment bien moins cher que Michael Winner, également préssentit). Il apportera quelques modifications au script et surtout le casting sera très différent de ce qui était prévu à l’origine. Ian Holm, généralement cantoné sur le grand écran aux seconds rôles, trouve ici l’une de ses rares têtes d’affiche. Il est accompagné à l’écran par un casting disparate, l’américaine Lee Remick (“Anatomy of a Murder”) alors installée à Londres, un Richard Attenborough qui accumule les rôles (“The Last Grenade”, “Loot” sur lequel il partageait l’affiche déjà avec Lee Remick, “10 Rillington Place”,…) tout en faisant ses premiers pas à la réalisation (“Oh! What a Lovely War!” et “The Young Winston“), Claire Bloom (“The Man Between“, “Look Back in Anger“) ou encore Jennie Linden, alors essentiellement connue pour ses apparitions télé, et qui allait la même année se faire connaitre au cinéma avec “Love” de Ken Russell.

“A Severed Head” est une comédie de moeurs se moquant des perversions de la haute bourgeoisie. Il est assez ironique que bien qu’écrit bien des années plus tôt, le film sorte sur les écrans alors que les sex comedies triomphent. Mais alors que ces dernières se concentrent sur les nombre de décolletés et d’allusions les moins cachées possibles aux actes sexuels, “A Severed Head” est une réflexion purement cérébrale sur le sexe, ce qui en fait un film de son temps sur le fond mais vieillot sur la forme !

Sur le fond, “A Severed Head” n’y va pas avec le dos de la cuillère. Les protagonistes s’instrumentalisent et s’échangent entre eux au gré des humeurs jusqu’à l’inceste ! Il y a beaucoup d’ironie et un ton statirique très poussé mais finalement assez peu de moments vraiments drôles. On pourra reprocher à Dick Clement une réalisation un peu plate (en dépit de quelques bonnes idées – dont le fameux générique avec ses poupées) et une accumulation de répétitions qui finissent un peu par lasser.

Néanmoins, en dépit de quelques longueurs, on passe un bon moment avec ces hypocrisies bourgeoises et ces personnages hauts en couleurs.

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