Une expérience sur la privation des sens tourne mal. Un drame basé sur des expériences scientifiques réelles. Déséquilibré mais intrigant.

The Mind Benders (1963)

Réalisé par Basil Dearden

Ecrit par James Kennaway

Avec Dirk Bogarde, Mary Ure, John Clements, Michael Bryant,…

Directeur de la photographie : Denys N. Coop / Montage : John D. Guthridge / Direction artistique : Jim Morahan

Produit par Michael Relph pour Michael Relph Productions

Tourné aux studios Pinewood

109mn

Drame

UK

Un agent du MI5, le major Hall (John Clements) enquête sur la mort d’un vieux scientifique suspecté d’avoir été un traitre. Son enquête l’amène à surveiller un de ses collègues, le docteur Longman (Dirk Bogarde) , d’autant plus que la mort du savant semble avoir été causée par des expérimentations de lavage de cerveau.

A Oxford, des chercheurs font des recherches sur les effets de la privation complète des sens sur un indiviu. Ainsi le professor Sharpey (Harold Goldblatt) est resté des heures enfermé dans une combinaison plongée dans un caisson rempli d’eau et privé aussi bien de la vue, l’odorat, de l’ouie que du toucher,…

Quelques semaines après l’expérience, il se suicide et on retrouve sur lui une somme importante. Le MI5 le suspecte d’avoir travaillé pour les soviétiques. Le Major Hall (John Clements) est dépéché à son université, à Oxford, pour enquêter auprès de ses collègues. L’un de ces derniers, le docteur Longman (Dirk Bogarde) refuse de penser que Sharpey ait pu être un traitre, mais il pense que l’expérience dans le tank aurait pu affaiblir son esprit, et accepte de prouver sa théorie en passant plus de 8 heures en isolation complète.

« T comme Traitre ou Z commme Zombie » ?

Le Major Hall décide néanmoins de faire un petit test complémentaire. Il met Longman dans des conditions d’interrogatoire dès qu’il est sorti du caisson, et lui suggère avec l’aide du Dr Tate (Michael Bryand) qu’il hait sa femme. Le Dr Longman semble pourtant recouvrir rapidement ses esprits et son comportement ne semble pas être impacté par l’expérience. Pour combien de temps ?

Le scénario est basé sur des expériences scientifiques qui étaient tentées dans les années 60 sur les effets de la privation complète des sens. Peut-on par ce moyen affaiblir l’esprit humain pour après le conditionner et en prendre le contrôle ? Il y avait matière à un bon thriller, pourtant on a ici plutôt droit à un drame humain et une réflexion sur la fragilité du cerveau et de notre identité. Le résultat est du coup assez intriguant (sentiment renforcé par les dernières scènes). Le concept et le messages sont intéressants, malheureusement l’execution est un peu trop bavarde et pas toujours très convaincante.

« The Mind Benders » bénéfice en tout cas d’un beau générique réunit autour du couple composé de Dirk Bogarde et Mary Ure. Deux excellents comédiens, en forme, acompangnés d’un Michael Bryant convaincant et d’un John Clements un chouïa trop statique ! C’est le quatrième et dernier film que Bogarde tourne avec le réalisateur Basil Dearden après « The Blue Lamp » (1950), « The Gentle Gunman » (1952) et surtout « Victim » (1961).

Pour « The Mind Benders », Basil Dearden retrouve également le romancier et scénariste écossais James Kennaway avec qui il avait déjà travaillé sur « Violent Playground » (1958). A la production on retrouve bien évidemment Michael Relph, collaborateur de Dearden à la direction artistique et à la production depuis leur premier film ensemble « The Halfway House » (1944) pour les studios Ealing.

DVD UK. Studio Optimum Home Releasing (2007). Version originale sans sous-titres. Sans bonus.

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