Review of: The Legacy
Thriller / Horreur:
Richard Marquand

Reviewed by:
Rating:
3
On 5 mai 2021
Last modified:5 mai 2021

Summary:

Une tentative ratée de marcher sur les pas de "The Omen" mais un whodunit à la Agatha Christie plaisant avec une touche d'horreur

Une tentative ratée de marcher sur les pas de “The Omen” mais un whodunit à la Agatha Christie plaisant avec une touche d’horreur

The Legacy (1978)

Réalisé par Richard Marquand

Ecrit par Jimmy Sangster, Patrick Tilley et Paul Wheeler d’après une histoire de Jimmy Sangster

Avec Katharine Ross, Sam Elliott, John Standing, Margaret Tyzack, Roger Daltrey,…

Direction de la photographie : Dick Bush et Alan Hume / Production design : Disley Jones / Montage : Anne V. Coates / Musique : Michael J. Lewis

Produit par David Foster

Horreur / Thriller

102mn

UK / USA

Margaret Walsh (Katharine Ross) et Pete Danner (Sam Elliott) sont des décorateurs d’intérieur américains. Ils reçoivent un chèque de 50.000 dollars pour une commande mais sans plus de précisions. Il leur est juste demandé de venir en Angleterre. Peu après leur arrivée, leur moto percute la Rolls d’un aristocrate, Jason Mountolive (John Standing). Ils sont invités à prendre un thé dans le chateau de ce dernier en attendant que leur moto soit réparée. Mais une fois sur place,  Mountolive disparait et des invités débarquent. Alors qu’ils ne pensaient passer qu’une nuit sur place, l’infirmière et responsable de la maison, Adams (Margaret Tyzack) trouve des excuses pour prolonger leur séjour.

A l’origine du scénario de “The Legacy” on retrouve le pilier de la Hammer, le scénariste Jimmy Sangster qui a écrit les plus grands films d’horreur gothique de la firme (“The Curse of Frankenstein” et “Dracula” parmi tant d’autres). Dans les années 70, le voici rendu aux Etats-Unis où, toujours aussi productif, il pond des scénarios pour des séries télé et téléfilms. Il confie son scénario pour “The Legacy” à un producteur américain quelques années plus tôt. Avec le triomphe de The Omen (1976), les films d’horreur avec une touche de gothique reviennent à la mode et le producteur David Foster (The Thing, The Mask of Zorro,…) embauche deux autres scénaristes pour adapter le scénario de Sangster et remettre du gothique dedans (situation ironique puisque Sangster est le pape anglais du gothique). L’action qui se déroulait dans un hôpital à Détroit est délocalisée dans la campagne anglaise. Et pour le château, le chanteur de The Who, Roger Daltrey accepte de mettre à disposition son domaine contre un rôle dans le film !

Voilà tout est en place, une histoire de sorcière dans bon vieux château anglais luxueux et sinistre dans lequel on place un jeune couple américain sexy incarné par Katharine Ross et Sam Elliott. La star du film, Katharine Ross avait figuré récemment au générique de deux autres films d’horreur “The Stepford Wives” (1975) et  “The Swarm” (1978). A l’époque surtout acteur de télévision, Sam Eliott apporte au film son côté cowboy sexy et bronzé (il montre de nombreuses fois son torse viril) 100% made in USA. “The Legacy” restera un film important pour les deux acteurs car ils se sont mariés cinq ans plus tard (et le sont toujours aux dernières nouvelles).

Deux Américains piégés dans un chateau anglais donc. Pourquoi pas ? Mais “The Legacy” souffre d’un scénario vraiment assez médiocre qui fait plus penser aux “Ten Little Indians” d’Agatha Christie qu’à “The Omen”. Ajoutez à cela une musique à corde insupportable qui casse l’ambiance (ce qui est malheureux pour un film d’horreur qui table essentiellement sur celle-ci) et vous avez une curiosité regardable mais qui ne peut que décevoir.

Le réalisateur gallois Richard Marquand vient du documentaire (pour la BBC et Time-Life) et il signait ici son premier long métrage à 40 ans. Il signera par la suite notamment le biopic “Birth of the Beatles” (1979), le thriller “Eye of the Needle” (1981). Son film le plus connu reste toutefois un certain “Star Wars VI : The Return of the Jedi” (1983). Malheureusement il est mort en 1987 d’une crise cardiaque à l’âge de 49 ans.

Blu-ray UK. Studio Powerhouse (2019). Version originale sous-titrée en anglais. Bonus : livret (édition limitée), interviews, version UK en SD, comparaison des différences UK/US,… 

 

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