Review of: L'âge de vivre
Drame:
Peter Medak

Reviewed by:
Rating:
4
On 28 mars 2020
Last modified:29 mars 2020

Summary:

Un plaidoyer efficace contre la peine de mort, tiré d'un scandale judiciaire de l'après-guerre. L'un des tous meilleurs rôles de Christopher Eccleston

Un plaidoyer efficace contre la peine de mort, tiré d’un scandale judiciaire de l’après-guerre. L’un des tous meilleurs rôles de Christopher Eccleston

Let Him Have It (1991)

(L’âge de vivre)

Réalisé par Peter Medak

Ecrit par Neal Purvis et Robert Wade

Avec Tom Courtenay, Christopher Eccleston, Clare Holman, Eileen Atkins, Paul Reynolds,…

Direction de la photographie : Oliver Stapleton / Production design : Michael Pickwoad / Direction artistique : Henry Harris / Montage : Ray Lovejoy / Musique : Michael Kamen

Produit par Luc Roeg et Robert Warr

Drame / Crime / Historique

117mn

UK / France

Londres au début des années 50. Derek Bentley (Christopher Eccleston) est un jeune homme fragile et influence, un peu retardé et sujet à des crises d’épilepsie. Adolescent, il a passé trois ans en maison de correction et à présent âgé de 18 ans, il passe ses journées enfermé dans sa chambre. Jusqu’à ce qu’il rencontre Chris Craig (Paul Reynolds), un jeune délinquant âgé de 16 ans et fans de films noirs américains. Malgré les réticences de son père William (Tom Courtenay), Derek se laisse entrainer dans la bande de Chris. Quand le frère de ce dernier se fait arrêter, Chris décide de passer à la vitesse supérieure et d’organiser des vols mais leur coût foire et un policier est tué.

“Let Him Have It” est tiré d’une histoire tristement vraie et célèbre outre-manche. Derek Bentley, simple spectateur des événements qui ont conduit à la mort d’un policier, sera pendu le 28 janvier 1953, malgré les efforts de sa famille et le soutien du public. Chris Craig, le meurtrier, âgé de 16 ans à l’époque des faits, sera libéré de prison dix ans plus tard ! Il faudra attendre 1993 (soit deux ans après la sortie du film) pour que Derek obtienne le pardon royal et 1998 pour que la justice casse la condamnation pour meurtre !

L’histoire de Derek Bentley est symbolique de la peur et de l’incompréhension de la société anglaise d’après-guerre envers la délinquance juvénile. “Let Him Have it’ montre bien le fossé infranchissable entre les générations dans les scènes du tribunal ou un vieux juge et un jury également très âgé ne pouvaient que condamner Derek. Le sujet de la délinquance juvénile a été traité de nombreuses fois dans le cinéma britannique dès la fin des années 40, “Brighton Rock” (1947) des frères Boulting, “Boys in Brown” (1949) ou encore “The Blue Lamp” (1950) et “Violent Playground” (1958) tous deux signés Basil Dearden. Suite à la libération des moeurs des années 60, ce sujet deviendra même central (“The Party’s Over“,…).

Le réalisateur d’origine hongroise Peter Medak (“A Day in the Death of Joe Egg“, “The Ruling Class“, “The Odd Job”, “The Krays”,…) signe une réalisation soignée et limite le pathos à un niveau très acceptable – vu que l’histoire de Derek Bentley aurait pu vraiment tomber dans le mélo.

Dans le rôle de Derek, Christopher Eccleston (vu notamment dans la mini série “Our Friends in the North” en 1996 et qui incarnera le retour tant attendu de “Dr Who” en 2005,..) signe ici une excellente prestation dans un rôle pas si facile. Il est bien encadré par Tom Courtenay et Eileen Atkins qui interprètent ses parents et Paul Reynolds dans le rôle de Chris Craig.

DVD zone 2UK. Studio 4Digital Media (2010). Version originale sans sous-titres

 

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