Review of: Killing Dad
Comédie:
Michael Austin

Reviewed by:
Rating:
3
On 24 octobre 2021
Last modified:2 novembre 2021

Summary:

Une comédie noire un bin trop froide et décalée avec ses personnages égarés mais avec un formidable casting.

Une comédie noire un bin trop froide et décalée avec ses personnages égarés mais avec un formidable casting. 

Killing Dad or How to Love Your Mother (1989)

Réalisé par Michael Austin

Ecrit par Michael Austin d’après le roman d’Ann Quin

Avec Richard E. Grant, Denholm Elliott, Julie Walters, Anna Massey, Laura del Sol, Ann Way,…

Direction de la photographie : Gabriel Beristain / Production design : Adrienne Atkinson / Montage : Edward Marnier et Derek Trigg / Musique : Chaz Jankel et David Storrs

Produit par Iain Smith pour Applecross, British Screen Productions et Scottish TV and Fim Enterprises

Comédie

89mn

UK

Berg (Richard E. Grant) tente de vendre des lotions capillaires mais sans grand succès. Sa mère Edith (Anna Massey) lui fait remarquer que son père Natty (Denholm Elliott) était capable de vendre n’importe quoi à n’importe qui. Mais le fameux père est parti du domicile sans laisser de nouvelles alors que Berg était encore un nourrisson… Jusqu’à cette lettre qui arrive chez eux et annonce le retour de Natty semble-t-il toujours aussi amoureux et impatient de rencontre son fils. Berg veut pas en entendre parler, mais sa mère l’oblige à se rendre dans le palace de bord de mère où il est censé vivre, et de le raccompagner à la maison. Mais Berg lui a une idée bien différente et elle passe par la disparition définitive de son père.

« Killing Dad » est une comédie bien oubliée aujourd’hui et si ce n’était grâce à une arrivée impromptue sur Netflix France, je ne l’aurais pas vu encore avant qu’il finisse par ressortir en support physique. Pourtant l’affiche est prometteuse. Le père indigne et roublard est joué par Denholm Elliott, un excellent second rôle, parfait dans les rôles comiques ou tragi-comiques, qui a accédé à la notoriété mondiale en tournant l’ami du professeur Indiana Jones dans un certain « Raiders of the Lost Ark » (1981).

Dans le rôle du jeune héros, Richard E. Grant continue dans sa lignée d’interprétation de jeunes hommes à côté de la plaque et de la société. Il était devenu une star deux années plus tôt en tournant dans la comédie culte « Withnail & I » (1987). En 1989, il est a l’affiche de deux autres films (la satire « How to Get Ahead in Advertising » et le film fantastique américain « Warlock »). La nouvelle copine du cher papa, un brin vulgaire, est elle interprétée par Julie Walters, l’une des révélations féminines des années 80, découverte dans « Educating Rita » (1983).

Et pourtant donc, « Killing Dad » est passé à côté de son public. Le scénariste et réalisateur Michael Austin avait précédemment fait ses classes en tant que scénariste pour « The Shout » (1978) et « Greystoke: The Legend of Tarzan, Lord of the Apes » (1984). Il adapte ici un best seller de la romancière anglaise Ann Quin sorti en 1964. Alors peut-être est-ce le côté inquiétant, psycho-rigide de Berg ? Ou le manque de compassion du réalisateur pour ses personnages, comme le relevait Variety à sa sortie. L’humour assez noir, qui vire pourtant parfois vers le splastick, a un côté un peu froid, à l’image de ce Southend en hiver, un bout du monde désert et glacial. Heureusement que  Julie Walters est là pour réchauffer l’atmosphère mais son personnage tragi-comique, tout aussi paumé que les autres, est bien malmené.

En tout cas, si « Killing Dad » joue des grosses ficèles (notamment avec l’histoire autour de la poupée de ventriloque de Natty) et si tous les acteurs en font des tonnes, l’ensemble reste une bonne comédie très plaisante, juste un peu trop décalée et forcée par moments.

Si vous arrivez à voir « Killing Dad » sur Netflix France, malgré la qualité médiocre de l’image, je vous le conseille. C’est un film rare et qui mérite mieux que l’oubli complet dans lequel il est tombé.

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