Review of: Annihilation
Science-Fiction:
Alex Garland

Reviewed by:
Rating:
4
On 29 juillet 2021
Last modified:30 juillet 2021

Summary:

Un film de SF philosophique très ambitieux, qui peut séduire autant qu'agacer, mais parfaitement maitrisé par Alex Garland

Un film de SF philosophique très ambitieux, qui peut séduire autant qu’agacer, mais parfaitement maitrisé par Alex Garland

Annihilation (2018)

Réalisé par Alex Garland

Ecrit par Alex Garland d’après le livre de Jeff VanderMeer

Avec Natalie Portman, Oscar Isaac, Jennifer Jason Leigh, Tuva Novotny, Benedict Wong, Gina Rodriguez,…

Direction de la photographie : Rob Hardy / Production design : Mark Digby / Montage : Barney Pilling / Musique : Geoff Barrow et Ben Salisbury

Produit par Andrew Macdonald, Allon Reich, Scott Rudin pour Scott Rudin Productions et DNA Films

SF

122mn

UK / USA

Lena (Natalie Portman) est une biologiste américaine qui donne des cours à l’université. Mais avant, elle a été militaire pendant sept ans et c’est là qu’elle a rencontré son mari Kane (Oscar Isaac). Lena n’a plus de nouvelles de Kane, parti en mission secrète il y a un an, et elle le croit mort. Mais un jour, celui-ci franchit le seuil de la maison. Il ne donne aucune explication à Lena, comme s’il ne se souvenait de rien. Il ne tarde pas à avoir des malaises, et Léna appelle une ambulance pour qu’on l’amène à l’hôpital. Mais l’ambulance est arrêtée par l’armée et ils se retrouvent tous les deux dans une zone militaire ultra-sécurisée. Sur place, le Dr Ventress (Jennifer Jason Leigh) explique à Lena que son mari est le seul survivant d’une mission dans une zone miroitante qui se développe autour d’un phare à la suite d’une chute de météorite. Lena se porte volontaire pour aller dans la zone et tenter de percer le mystère.

“Annihiliation” s’ouvre sur Lena interrogée par l’armée. Elle est, come Kane, la seule de son équipe à être revenue vivante. L’histoire nous est racontée par des flashbacks alors que Lena explique ce dont elle se souvient, mais aussi via des souvenirs personnels de Lena sur son couple.

“Annihilation” est adapté d’un roman du roi de la New Weird Fiction, l’Américain Jeff VanderMeer. Alex Garland qui signe le scénario et la réalisation est lui-même un écrivain (“The Beach”) mais aussi un scénariste acclamé (“28 days Later” et “Sunshine” pour Dany Boyle, “Never Let Me Go“,…). Il a décidé d’adapté le roman, le premier tome d’une trilogie, de mémoire et sans lire les suites.

“Annihilation” est la deuxième réalisation de Garland après le remarqué “Ex Machina” (2014). Ici il dispose de bien plus de moyens et livre un film original et complexe. Le studio Américain Paramount décide cependant de lâcher le film après des test screens décevants et le refus d’Alex Garland et du producteur Scott Rudin de faire des modifications au film avant de le rendre public. Il ne sortira en salles qu’aux USA et en Chine et partout ailleurs sur Netflix.

On peut comprendre la réticence du studio américain car “Annihilation” est un film complexe qui ne facilite pas la tâche du spectateur dont la réaction peut être extrême. Soit vous entrez dans le film ou non. La demi-mesure est difficile dans un cas pareil. Le rythme est lent (ce n’est pas un film d’action) et le scénario ne facilite pas la tâche dudit spectateur par les flashbacks, la complexité de l’intrigue ou encore des personnages pas forcément très sympathiques, Lena en tête.

Lena a ses raisons pour entrer dans la zone, mue par la culpabilité vis à vis de Kane. Elle doit comprendre et le sauver si possible. Toute forme vivante (végétale ou animale) est annihilée ou assimilée par une étrange force invisible. Chaque membre de l’expédition (cinq femmes dont Lena et le Dr Ventress) va connaitre un fin différente, aussi en fonction de sa propension à l’auto-destruction.

Natalie Portman est parfaite dans le rôle principal. La direction artistique est très réussie. Et mine de rien, Alex Garland nous amène jusqu’à la fin avec une totale maitrise, en en disant juste assez pour que le spectateur prenne la relève et tente de décrypter le film en se creusant les méninges. L’appréciation du film se fait dans ce sens. Il faut réfléchir assez pour rentrer dedans mais pas trop pour ne pas s’y perdre ou se sentir frustré par ses artifices. A vous de voir, moi j’ai beaucoup aimé.

Disponible sur Netlfix France mais aussi en DVD et blu-ray

DVD/Blu-ray FR (2019). Studio Paramount Pictures. Version originale sous-titrée en français et version française.

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