Horreur:
John Gilling

Reviewed by:
Rating:
3
On 15 août 2018
Last modified:15 août 2018

Summary:

Un étrange petit film d'horreur où une chatte bien décidée à venger sa maitresse assassinée, tue les coupables un par un !

Un étrange petit film d’horreur où un chat bien décidé à venger sa maitresse assassinée, tue les coupables un par un !

The Shadow of the Cat (1961)

(Le spectre du chat)

Réalisé par John Gilling

Ecrit par John Baxt

Avec André Morell, Barbara Shelley, William Lucas, Freda Jackson, Vanda Godsell, Richard Warner,Conrad Phillips,…

Direction de la photographie : Arthur Grant / Montage : John Pomeroy / Direction artistique : Don Mingaye / Musique : Mikis Theodorakis

Produit par Jon Penington pour Hammer Film Productions et BHP Productions

Horreur / Thriller

UK

« Lors d’une sombre nuit anglaise du début du XXème siècle, un crime parfait est commis quand un mari assassine sa riche femme avec l’aide de ses serviteurs. Le veuf va alors toucher un héritage conséquent, mais Tabitha, le chat de la victime, témoin de l’événement crapuleux, semble avoir compris les machinations des malfaiteurs. Il faut alors se débarrasser du sinistre animal. »

Il avait commis le meurtre parfait. Enfin presque. Malheureusement pour Walter Venable (André Morell), le chat de sa femme a tout vu ! Et celui-ci se montre de plus en plus agressif au point de faire paniquer Walter. Il appelle à la rescousse son frère et son neveu, deux êtres malhonnêtes qu’il a écarté de sa vie depuis des années. Leur mission ? Se débarrasser du maudit chat !

Pendant ce temps Walter doit jongler avec la police à qui il a déclaré que sa femme s’était enfuie. Un journaliste perspicace Michael Latimer (Conrad Phillips), ami de la victime, n’est pas du tout convaincu. Et quand il revoit Beth (Barbara Shelley), nièce préférée de la veuve, venue pour prêter main forte en ces temps difficiles, il ne tarde pas à partager ses soupçons. Mais Beth ne peut croire à une telle histoire, même si elle est très étonnée par la terreur de son oncle qui semble tenir le chat de la maison pour un démon.

Le chat commence à décimer les membres de la maison. Où va-t-il s’arrêter ?

Filmé pour être montré en double programation avec « The Curse of the Werewolf », « The Shadow of the Cat » est une production Hammer souvent oubliée. L’idée du film a été apportée à la Hammer par le scénariste George Baxt. Le scénario est refusé mais quelques mois plus tard, la Hammer recontacte Baxt : ils ont à disposition des décors prêts pour le tournage. Celui-ci est expédié en trois semaines.

Contre l’avis du scénariste, le réalisateur John Gilling qui faisait ici ses premiers pas pour la Hammer en tant que réalisateur (il avait signé plusieurs scénarios au début des années 50), décide de montrer le chat tueur. On peut se demander si c’est une bonne idée. Difficile de faire passer un petit matou pour un criminel sanguinaire qui cherche à tout prix à venger sa maîtresse assassinée. Baxt préférait laisser penser que le chat n’existait que dans l’esprit des coupables.

Du coup, le film qui ne déborde jamais vraiment vers le fantastique, semble un peu ridicule. Tant de panique pour un simple chat ? Il aurait peut-être fallu aller franchement vers le fantastique ou suivre les conseils du scénariste. Bref en l’état, « The Shadow of the Cat » est un thriller convenable même si pas très vraisemblable et un film d’horreur raté. Reste une ambiance sympathique et de bons acteurs.

Pour filmer les séquences vues à travers les yeux du chat, le directeur de la photo utilise une optique anamorphique à distortion pour créer des images plus larges. Ce n’est pas très joli, mais c’est efficace.

Au générique on retrouve André Morell (qui interprétait le Dr Watson dans l’adaptation de « The Hound of the Baskervilles » signée Terence Fisher), et qui avait joué dans de grosses productions comme « BenHur » et « The Bridge of the River Kwai ». Il est ici parfait dans le rôle du veuf assassin qui est terrorisé par le chat de sa femme.

Si elle n’avait jamais tourné dans un film d’horreur de la Hammer, Barbara Shelley, qui joue ici la nièce ingénue, avait déjà fait ses marques dans l’horreur. Elle avait ainsi tourné l’année auparavant dans le cultissime « Village of the Damned » et trois ans plus tôt dans « Blood of the Vampire » (1958).

Shelley et Morell avaient déjà partagé l’affiche d’un film de la Hammer, mais de guerre : « The Camp on Blood Island » (1957).

En 2017, Elephant Films nous a gratifié d’une édition DVD de ce petit film rare. Il est également présent dans le coffret « 13 cauchemars de la Hammer » chez le même éditeur.

DVD zone 2 FR. Studio Elephant Films (2017).  Version originale avec des sous-titres anglais. Bonus : livret collector de 20 pages, La petite boutique des horreurs (10′), Le film par Nicolas Stanzick (16′)

A découvrir également :

%d blogueurs aiment cette page :