Horreur:
Jack Clayton

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4
On 4 août 2011
Last modified:27 octobre 2017

Summary:

"The innocents" est l'un de ces films d'horreur où tout est suggéré et rien n'est montré. On est dans une horreur psychologique. Deborah Kerr y est impériale.

“The innocents” est l’un de ces films d’horreur où tout est suggéré et rien n’est montré. On est dans une horreur psychologique. Deborah Kerr y est impériale.

The innocents / Les Innocents de Jack Clayton (1961)

The innocents (1961)

(Les innocents)

Réalisé par Jack Clayton

Ecrit par John Mortimer, William Archibald et Truman Capote d’après Henry James

Avec Deborah Kerr, Michael Redgrave, Peter Wyngarde,…

Directeur de la photographie : Freddie Francis / Direction artistique : Wilfred Shingleton / Montage : Jim Clark / Musique : Georges Auric

Production by Jack Clayton et Albert Fennel

Durée 100 mn

USA / UK

Horreur

A la fin du XIXe siècle,  Miss Giddens (Deborah Kerr), une jeune institutrice est engagée pour assurer l’éducation de deux jeunes enfants qui vivent avec leur gouvernante dans un manoir isolé. Très vite, elle se rend compte que l’endroit est le théâtre de phénomènes étranges, et que les enfants ont un comportement inquiétant.

The Innocents - Jack ClaytonTout commence par un écran noir, une chanson d’enfant, puis des chants d’oiseau, un début de musique. Les mains de Deborah Kerr apparaissent à l’écran en position de prière. “Sauvez ces enfants” supplie Deborak Kerr en voix off.

“The innocents” est l’un de ces films d’horreur où tout est suggéré et rien n’est montré. On est dans une horreur psychologique, volontairement très différente de celle des films de la Hammer et bien plus proche des chefs d’oeuvre (à venir) de Polanski : “Repulsion” (UK,1965) et “Rosemary’s baby” (USA, 1968). Le film ne tranche jamais sur la folie ou non de l’institutrice, et la réalité des phénomènes surnaturels auxquelles elle assiste ou croit assister.

L’ambiance du film profite d’un très beau travail sur la lumière (renforcé par le choix du noir et blanc), de très beaux jeux de superpositions via  des fondus enchainés (un exercice de style assez appuyé qui pourra peut être agacer certains), et d’un travail minutieux sur le son (la musique lancinante d’ouverture qui sera répétée à de maintes fois dans le film, devenant un personnage à part entière).

L’interprétation est à l’unisson. Deborah Kerr est magistrale, et les deux enfants très convaincants.

MAJ : Depuis 2016, nous avons droit à un très joli combo Blu-ray/DVD sorti par le studio Potemkine qui rend un juste hommage à ce classique.

DVD et Bluray FR. Studio Potemkine (2016). Sous titres français. Egalement audio en français. Bonus : Présentation de Nicolas Saada (9′), Entretien avec Jean-Pierre Maugrette, spécialiste de littérateur anglo-saxonne (22′), “The Bespoke Overcoat” de Jack Clayton, Oscar du meilleur court métrage en 1957 (1956, 36′)

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