Une adaptation assez réussie du célèbre conte de Dickens sous forme de comédie musicale. Albert Finney y est méconnaissable en vieux grippe-sou !

Scrooge (1970)

Réalisé par Ronald Neame

Ecrit par Leslie Bricusse d’après le roman de Charles Dickens

Avec Albert Finney, Alec Guinness, Edith Evans, Kenneth More, Laurence Naismith, Michael Medwin, David Collings,…

Direction de la photographie : Oswald Morris / Production design : Terence Marsh / Direction artistique : Robert Cartwright / Musique : Leslie Bricusse

Produit par Robert H. Solo

Tourné aux studios Sheperton

Drame / Fantastique

113mn

UK

Ebenezer Scrooge (Albert Finney) est un vieux prêteur sur gages qui ne pense qu’à une chose son argent. Aujourd’hui c’est noël, le jour qu’il déteste le plus au monde. Tout le monde semble heureux, sauf lui. Pourquoi est-il si méchant pourrait-on demander ? Ce soir-là, le fantôme de son ex-associé Marley (Alec Guinness) vient le voir. Celui-ci lui annonce qu’il doit à tout prix changer son comportement. Il lui donne une dernière chance par pitié. Il va recevoir la visite de trois esprits de noël, celui du passé (Edith Evans), du présent (Kenneth More) et du futur (Paddy Stone). Scrooge pourra-t-il sauver son âme ?

La nouvelle de Dickens est un classique de la littérature. Il ne s’agit ni de la première version cinématographique (l’une des plus appréciées reste probablement celle de 1951 avec Alastair Sim), ni de la dernière, mais celle-ci est tout à fait honorable. Les producteurs ont clairement voulu répéter le succès d’ “Oliver!” de Carol Reed sorti deux ans plus tôt en tentant de répéter la formule (magique ?) Dickens + comédie musicale.

Ici les chansons ne sont pas toujours réussies ce qui est embêtant pour une comédie musicale. L’adaptation de Dickens et la composition des chansons sont pourtant signées Leslie Bricusse, un compositeur anglais à succès oscarisé pour “Doctor Dolittle” (1968) et “Victor, Victoria” (1983). Néanmoins la qualité de production (très beaux décors, costumes et effets visuels) ainsi que la qualité des interprètes vous assurent un bon moment dans l’esprit du texte de Dickens.

Dans le rôle de Scrooge, on retrouve Albert Finney, alors âgé de 33 ans et qui doit subir deux heures de maquillage par jour afin d’incarner le vieux grincheux du récit. Bien loin du personnage de Tom Jones qui a fait de lui une star six ans plus tôt. Finney étant un acteur brillant, son Scrooge est tout à fait crédible, misérable et pathétique à souhait. Notons que Finney n’était pas le premier choix des producteurs. Ceux-ci souhaitaient Robert Harris qui avait dire non pour cause d’engagement. Quand il s’est vu proposé le rôle de Scrooge, Finney refusa d’abord mais finit par lire le script de Michael Medwin,  son ami et partenaire (ils ont créé une société de production ensemble) et qui joue le rôle du neveu de Scrooge dans le film. Après lecture, Finney re-contacta les producteurs afin de leur transmettre son accord.

La réalisation est signée Ronald Neame qui venait de se faire virer de “Hello-Goodbye” (1969) par Darryl F Zanuck (qui avait fait produire ce film pour mettre en valeur sa protégée Genevieve Gilles). Ce qui n’empêchera pas Neame d’enchainer avec un gros succès pour la Fox (une fois Zanuck mis à la porte !), le film catastrophe “The Poseidon Adventure” (1972).

DVD US zone 1. Studio Paramount (2003). Version originale avec des sous-titres anglais optionnels

 

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