Thriller:
Peter Sasdy

Reviewed by:
Rating:
2
On 29 mars 2019
Last modified:29 mars 2019

Summary:

Un étrange film conçu par d'anciens de la Hammer mais qui est complétement à côté de la plaque. Pour les complétistes du duo Christopher Lee/Peter Cushing

Un étrange film conçu par d’anciens de la Hammer mais qui est complètement à côté de la plaque. Pour les complétistes du duo Christopher Lee/Peter Cushing

Nothing but the Night (1973)

Réalisé par Peter Sasdy

Ecrit par Brian Hayles d’après le roman de John Blackburn

Avec Christopher Lee, Peter Cushing, Diana Dors, Georgia Brown, Gwyneth Strong, Keith Barron, Kathleen Byron,…

Direction de la photographie : Kenneth Talbot / Direction artistique : Colin Grimes / Montage : Keith Palmer / Musique : Malcolm Williamson

Produit par Anthony Nelson Keys pour Charlemagne Productions

Thriller / Crime / Horreur

UK

Trois riches membres d’une organisation charitable qui gère un orphelinat sur une île écossaise meurent les uns après les autres, apparemment par suicide. En pré-retraite, le colonel Bingham (Christospher Lee) décide de revenir aux affaires pour résoudre cette affaire. Il se rend à l’hôpital pour interroger une jeune fille Mary (Gwyneth Strong) qui a survécu à une apparente tentative d’éliminer trois autres responsables en crashant un bus scolaire ! Le Dr Haynes (Keith Barron) souhaite la garder sous surveillance car Mary a d’étranges rêves et demande à son responsable Sir Mark (Peter Cushing) de faire pression sur l’orphelinat afin de la garder plus longtemps. Mais l’orphelinat insiste pour récupérer la jeune fille. Avec l’aide d’une journaliste (Georgia Brown), le Dr Haynes décide alors d’organiser une rencontre entre Mary et sa mère Anna (Diana Dors). Mais cette dernière, ancienne prostituée, a passé dix ans en prison pour trois meurtres ! Est-ce vraiment une bonne idée ?

Au début des années 70, la Hammer n’est pas au sommet de sa forme, c’est le moins qu’on puisse dire. Il n’est donc guère étonnant de voir l’un de ses producteurs historiques, Anthony Nelson Keys, et l’une de ses stars de la grande époque, Christopher Lee, s’allier pour former leur propre compagnie de production.

Pour réussir leur pari, Nelson Keys et Lee adaptent pour l’écran un livre de John Blackburn, auteur anglais de livres d’espionnage et policiers agrémentés de fantastique. Ils confient l’écriture au scénariste Brian Hayles qui a une bonne expérience à la télévision anglaise, notamment dans la SF et le fantastique avec des touches d’horreur (Doomwatch, Doctor Who, Out of the Unkown). La réalisation est confiée à Peter Sasdy, qui a réalisé plusieurs films d’horreur remarqués, dont trois pour la Hammer (Taste the Blood of Dracula, Hands of the Ripper et Countess Dracula).

Niveau casting, le partenaire régulier de Christopher Lee pour la Hammer, Peter Cushing, est logiquement recruté. Diana Dors, l’ex pin-up et parfois bonne actrice (il faut voir “Yield to the Night“), est également de la partie dans le rôle de la mère criminelle de Marie. Mais bizarrement tout ce beau monde joue étrangement. On a droit à des performances over the top d’acteurs qui semblent toujours furieux, réagissent à n’importe quelle situation avec une brutalité non justifiée… comme Keith Barron, Diana Dors ou même Chistopher Lee. Et on a au beau milieu de tout ça le personnage de Peter Cushing qui se fait bousculer par tout le monde. Le résultat est pour le moins perturbant… Heureusement Gwyneth Strong, la jeune actrice de 14 ans qui incarne  Mary, livre une interprétation très acceptable, surtout considéré que c’était sa première apparition à l’écran. Depuis, Strong a fait une belle carrière à la télévision, et plus rarement au cinéma.

Mais ce qui enfonce définitivement le film est le script de Brian Hayles, rempli de scènes et de dialogues inutiles qui cassent le rythme et surtout qui se fiche de toute forme de logique. Il est étonnant qu’un producteur expérimenté comme Nelson Keys ait approuvé un tel brouillon.

Il y a quand même quelques belles scènes, notamment vers la fin sur l’île écossaise isolée quand l’intrigue tourne vers l’horreur et la SF. Et pour les fans de “The Wicker Man“, tourné quelques moins plus tard, il y a des parallèles fortuits mais étonnant entre le personnage du colonel Bingham (Christopher Lee) dans “Nothing…” et celui du sergent Howie (Peter Woodward) dans “The Wicker Man” (et bien sûr Lee joue dans ce dernier l’un de ses rôles mythiques).

“Nothing But the Night” reste un film intéressant à voir pour les fans du duo Lee/Cushing et de la Hammer. Mais le résultat fait vraiment peine à voir quand on considère les talents qui se sont penchés sur le film.

On ne sera guère surpris d’apprendre en tout cas que sera le premier et unique film de Charlemagne Films. Sans surprise également, le film est difficile à trouver. On a eu de la chance en France car il y a eu une sortie DVD sur notre territoire en 2009, mais ce DVD est quasi introuvable aujourd’hui.

DVD zone 2 FR. Studio Action/Communication (2009). Version originale sous-titrée en français.

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