Un biopic intéressant et soigné mais un brin trop classique porté par la prestation de Robert Aramayo dans le rôle d’un jeune homme atteint du syndrome de Gilles de La Tourette

I Swear (2025)

(Plus fort que moi)

Ecrit et réalisé par Kirk Jones

Avec Robert Aramayo, Peter Mullan, Maxine Peake, Shirley Henderson,…

Direction de la photographie : James Blann / Direction artistique : David Konix / Montage : Sam Sneade / Musique : Stephen Rennicks

Produit par Georgia Bayliff, Kirk Jones et Piers Tempest

Comédie dramatique / biopic

120mn

UK

Il y a des chances que vous ayez entendu parler du  syndrome de Gilles de La Tourette, célèbre pour ses symptômes spectaculaires : tics et parfois jurons incontrôlables. Cette maladie neurologique relativement rare et dont les cas les plus graves sont souvent observables chez les enfants ont un côté comique tant elles heurtent les conventions sociales de bienséances. Dans les faits, c’est un cauchemar social pour les malades qui se retrouvent isolés et moqués.

« I Swear » est un biopic qui raconte la vie de l’Anglais John Davidson qui fait partie des exceptions, celui d’un adulte souffrant d’une forme sévère du syndrome s’exprimant à travers des tics et des jurons qui sont d’avant plus embarrassants qu’ils sont souvent en rapport avec la situation dans laquelle se retrouve placé le malade : dans le film, John insulte des flics, s’accuse devant eux d’être en possession de drogue et déclare qu’il est pédophile durant un entretien d’embauche.

Difficile de ne pas sourire devant l’incongruité des situations dans lesquelles se met John. Sourire qui vire au jaune quand ses propos incontrôlés ont des conséquences graves (passage à tabac).

Lé déroulement du biopic est des plus classiques. On suit John à partir de ses premières crises durant son adolescence (et qui vont mener à l’éclatement de sa famille et à son adoption par la famille de son meilleur ami) à son engagement pour faire connaître le syndrome par le grand public et redonner confiance et de la visibilité à ses pairs.

Aux commandes en tant que scénariste, réalisateur et producteur, Kirk Jones a le mérite de ne pas faire sombrer son film dans le mélo. Mais c’est surtout la prestation de l’acteur anglais Robert Aramayo (vu nomment dans « Lilies Not for Me », « Palestine 36 » et la série « Les Anneaux du Pouvoir »). Ce rôle lui vaudra aux BAFTAs le prix de meilleur interprète masculin et le prix EE Rising Star qui distingue une étoile montante et attribuée par le public.

Mais les seconds rôles ont également fait l’objet d’une attention toute particulière avec des acteurs reconnus comme  Peter Mullan (dans le rôle du mentor), Maxine Peake (la mère de substitution) et Shirley Henderson (la mère naturelle).

En France, le film a notamment été présenté en avant-première au Arcs Film Festival et à la 29e édition du  festival Ecrans britanniques de Nîmes avant une sortie nationale le 1er avril 2026.

&n