Review of: Face
Crime:
Antonia Bird

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Rating:
4
On 25 avril 2020
Last modified:25 avril 2020

Summary:

Un très chouette polar avec une touche sociale. Robert Carlyle au sommet de sa forme et une réalisation assurée de la trop rare Antonia Bird

Un très chouette polar avec une touche sociale. Robert Carlyle au sommet de sa forme et une réalisation assurée de la trop rare Antonia Bird

Face (1997)

Réalisé par Antonia Bird

Ecrit par Ronan Bennett

Avec Robert Carlyle, Ray Winstone, Phil Davis, Steve Sweeney, Lena Headey, Damon Albarn, Peter Vaughan,…

Direction de la photographie : Fred Tammes / Production design : Chris Townsen / Direction artistique : Eddie Andres / Montage : St. John O’Rorke

Produit par Elinor Day et David M. Thompson pour BBC Films, Distant Horizon

Crime

105mn

UK

Ray (Robert Carlyle) est un ancien gauchiste devenu truand. Avec d’autres collègues de crime, Dave (Ray Winstone), Stevie (Steven Waddington), Jason (Damon Albarn) et Julian (Phil Davis), ils braquent un dépôt bancaire. Mais la cagnotte s’élève moins prometteuse que prévue, et des tensions apparaissent dans l’équipe. Quand l’argent disparait la nuit même, il devient évident que l’un d’entre eux est un traitre.

“Face” est le troisième film d’Antonia Bird, réalisatrice anglaise formée à la télévision britannique dans les années 80 qui s’est fait remarquée dès son premier film “Priest” (1994). Après un détour raté par les Etats-Unis (“Mad Love” en 1995), elle revient du bon côté de l’Atlantique pour deux films mémorables “Face” donc et son film culte “Vorace” (1999). Et puis ce sera tout. Bird retourne à la télévision et meurt bien trop jeune à 62 ans en 2013.

Mais revenons à “Face”. Il s’agit d’un film criminel sombre bien fichu avec une petite touche sociale. La mère de Ray, comme sa petite amie Connie (Lena Headey) sont toujours engagées auprès des sans papiers. Ray lui a décidé qu’il en avait marre de se faire tabasser par les CRS lors de manifestations et qu’après tout il ferait mieux d’essayer de  se faire de l’argent comme tout le monde. Sauf que l’agent facile n’existe pas. Et que quand tout le système est corrompu, le truand se retrouve assez bas dans la chaine alimentaire.

La réalisation d’Antonia Bird est très efficace et le scénario de Ronan Bennett (Top Boy, Gunpowder,…) est convainquant. Les personnages sont bien dressés et incarnés par des acteurs talentueux, avec bien sûr en tête de casting l’écossais Robert Carlyle, gueule favorite de prolétaire pour le cinéma britannique des années 90. Décennie qu’il démarre avec “Riff Raff” (1991) de Ken Loach et qu’il poursuit avec “Trainspotting” (1996) de Danny Boyle ou encore “The Full Monty” (1997) avant de finir par jouer le méchant dans un James Bond (The World Is Not Enough, 1999). Il jouera dans les trois films anglais d’Antonia Bird. A ses côtés on retrouve des valeurs sûres comme Ray Winstone et Phil Davis. Avec aussi la belle Lena Healey (qui deviendra connue bien plus tard grâce à “Games of Thrones”) et dans un petit rôle Damon Albarn (chanteur de Blur et Gorillaz).

Notons qu’en France le film a été récompensé du Grand Prix du festival du film policier de Cognac en 1998.

DVD FR. Studio Film office (1999). Version originale sous-titrée en français et version française. Aucun bonus.

 

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