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On 6 septembre 2017
Last modified:6 septembre 2017

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Un Dracula convenable mais très old school où Terence Fisher laisse sa place à Freddie Francis. Christopher Lee lui a toujours les crocs

Un Dracula convenable mais très old school où Terence Fisher laisse sa place à Freddie Francis. Christopher Lee lui a toujours les crocs

Dracula Has Risen from the Grave (1968)

(Dracula et les femmes)

Réalisé par Freddie Francis

Ecrit par Anthony Hinds (John Elder) d’après l’oeuvre de Bram Stoker

Avec Christopher Lee, Rupert Davies, Veronica Carlson, Barbara Ewing, Barry Andrews, Ewan Hooper,…

Direction de la photographie : Arthur Grant / Montage : Spencer Reeve / Décors : Bernard Robinson / Musique : James Bernard

Produit par Aida Young pour Hammer Films

Tourné aux studios Pinewood

Horreur

92mn

UK

Monseigneur (Rupper Davies) part en expédition jusqu’au château de Dracula pour bénir le lieu et lever la malédiction – car les rumeurs locales prétendent que Dracula hante toujours le lieu. Mais l’expédition réveille Dracula, et celui-ci est furieux quand il constate qu’il ne peut plus entrer dans son château. Il décide de rendre à son tour visite au monseigneur pour se venger.

« Dracula has risen from the grave » est le troisième Dracula et le premier non réalisé par Terence Fisher. C’est le mythique directeur de la photographie Freddie Francis qui prend le relais comme il l’avait déjà fait sur ‘The Evil of Frankenstein » (1964) suite à un accident en automobile de Fisher. Ici il faudra l’insistance de la Hammer pour qu’il accepte de prendre la tête du projet. Francis n’était pas un fan des films de monstre et préférait travailler sur les thrillers psychologiques signés Jimmy Sangster comme « Pranoiac » (1963) et « Hysteria » (1965).

Trois ans après « Dracula, Prince of Darkness« , Christopher Lee lui a rempilé pour son rôle fétiche seulement après que le boss de la Hammer lui ait dit que son refus allait mettre au chômage une bonne partie de la maison de production qui l’avait rendu célèbre. « Du chantage affectif » s’indignera par la suite Lee qui reprendra toutefois le rôle deux ans plus tard !

Francis est très heureux de se concentrer sur l’histoire d’amour entre Paul et Zena. Les conséquences de l’athéisme de l’étudiant en médecine Paul donnent une petite dimension supplémentaire à l’histoire. A un moment il refuse ainsi de faire une prière pour annihiler Dracula afin de ne pas trahir ses convictions. Ah la jeunesse !

Mais sinon « Dracula has risen from the grave » est un Dracula old school (malgré l’affiche – très réussie – qui fait elle très moderne). On peut admirer le très beau travail sur les décors de Bernard Robinson, passer outre les incohérences du scénario et profiter d’un film, qui s’il n’est pas le meilleur des Dracula – loin s’en faut – n’est pas le pire non plus.

Mais bon rappelons que 1968 est l’année de la sortie de « The Night of the Living Dead » et de « Rosemary’s baby » qui vont renouveler le genre de l’horreur donnant un sacré coup de vieux aux productions Hammer qui paraisseront désormais bien désuètes.

A noter que malgré sa réception critique très tiède (euphémisme) à l’époque, ce troisième Dracula avec Christopher Lee est celui qui a rencontré le plus grand succès public.

Le titre français « Dracula et les femmes » est idiot, et il faudrait pendre sans procès l’imbecile qui a eu l’idée d’un tel titre. En France, le film est disponible dans une version internationale Warner Bros en blu-ray et DVD sous ce titre dans une copie tout à fait acceptable avec une bande-annonce en bonus.

DVD/Blu-ray Warner Bros (2016).  Version originale sous-titrée en français et version française. Bonus : bande-annonce

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