Horreur:
Gordon Hessler

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4
On 8 décembre 2019
Last modified:8 décembre 2019

Summary:

Pas de banshee, ni de Poe, mais un très bon film d'horreur gothique, cruel à souhait, avec Vincent Price

Pas de banshee, ni de Poe, mais un très bon film d’horreur gothique, cruel à souhait, avec Vincent Price

Cry of the Banshee (1970)

(Les crocs de Satan)

Réalisé par Gordon Hessler

Ecrit par Tim Kelly et Christopher Wicking d’après une histoire de Tim Kelly

Avec Vincent Price, Essy Persson, Carl Rigg, Stephan Chase, Patrick Mower, Hilary Heath,…

Directeur de la photographie : John Coquillon / Direction artistique : George Provis / Montage : Oswald Hafenrichter / Musique : Wilfred Josephs

Produit par Louis M. Heyward pour American International Pictures (AIP)

Horreur

91mn

UK

Dans la campagne anglaise du XVIe siècle, les fantômes des anciennes religions païennes subsistent grâce à la sorcellerie. Lord Edward Whitman (Vincent Price), seigneur cruel chasse et châtie les sorcières non parce qu’il y croie mais par plaisir. Mais quand il va s’en prendre à une vrai sorcière Oona (Elisabeth Bergner), celle-ci va damner sa maison et les membres de sa famille vont être massacrés les uns après les autres. Arrivera-t-il à lever a malédiction ?

“Cry of the Banshee” est un titre un peu trompeur. Car le film parle bien de sorcières et non de ces créatures féminines de la mythologie celte, messagères de la mort. Tout comme le nom d’Egar Allan Poe, dont le nom est affiché en gros sur l’affiche et dont la “participation” se limite à l’emprunt d’un extrait du poème “The Bells” qui ouvre le film.

On retrouve donc Vincent Price en chasseur de sorcières deux ans après le classique “Witchfinder General”. Il retrouve ici le réalisateur Gordon Hessler qui l’avait déjà dirigé dans “Oblong Box” (1969) et “Scream and Scream Again” (1970).

Price est à nouveau à l’affiche d’un film d’horreur gothique, genre pour lequel il a abondamment tourné des deux côtés de l’Atlantique. Moins connu que d’autres, “Cry of the Banshee” est pourtant un très bon exemple du genre, avec une belle dose de cruauté et une ambiance crépusculaire réussie.

Le réalisateur Gordon Hessler trouve néanmoins qu’il s’agit du film le moins intéressant qu’il ait tourné pour AIP. La production a fait blocage afin que le scénariste Christopher Wicking, qui avait déjà collaboré avec Hessler sur “Oblong Box” et “Scream and Scream Again”, ne modifie pas trop le scénario original de Tim Kelly (à hauteur maximum de 10%!).

“Cry of the Banshee” est entièrement tourné en décors naturels dans le Middlesex. La demeure de Lord Edward Whitman est en fait une bâtisse du XIXe, la célèbre maison de WS Gilbert, le fameux auteur d’opéras comique, aujourd’hui reconverti en hôtel. Maison que l’on retrouve dans un certain nombre de films d’horreur de l’époque (“Curse of the Crimson Altar” et “The Devil Rides Out” par exemple).

Cerise sur le gâteau on a droit à un générique qui porte la marque reconnaissable d’un certain Terry Gilliam qui parallèlement travaillait alors sur la première saison du mythique “Monty Python’s Flying Circus”. Notons que son générique a sauté pour la version américaine, tout comme la musique de Wilfred Josephs, et que le film a également été raccourcie de six minutes.

“Cry of the Banshee” reste à ce jour un film difficile à trouver (aucune édition française à ma connaissance) mais au moins les versions DVD existantes, et les diffusions VOD occasionnelles, reprennent bien les éléments originaux moins les censures d’AIP.

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