Malgré un casting alléchant mais utilisé à contre-emploi, cette satire de l’industrie musicale tombe à plat

Bring Me the Head of  Mavis Davis (1997)

Réalisé par John Henderson

Ecrit par Craig Strachan sur une idée originale Joanne Reay

Avec Rik Mayall, Jane Horrocks, Mark Heap, Daniel Abineri, Danny Aiello, Jaclyn Mendoza,…

Direction de la photographie :Clive Tickner / Direction artistique : Karen Wakefield / Montage : Paul Endacott / Musique : Christopher Tyng

Produit par Stephen Colegrave et Joanne Reay pour BBC Film et Goldcrest Films

Comédie / Crime / Musique

100mn

UK

Marty Starr est un producteur musical qui doit son succès à l’une de ses découvertes, Mavis Davis rebaptisée sous le pseudo plus glamour Marla Dorland.. Endetté et poursuivi par son ex et un mafieux à qui il doit de l’argent, Starr joue gros avec le nouveau disque et la tournée à venir de Marla. Mais quand il apprend que celle-ci projette de signer avec quelqu’un d’autre, il engage un tueur à gages en espérant que son décès conduise à un triomphe posthume.

Produit par la mythique Goldcrest alos en pleine crise et loin de sa péruiode faste du début des années 80, « Bring Me the Head of Mavis Davis » parie sur la popularité de deux stars du petit écran : Rik Mayall, une figure de la comédie alternative vue dans « The Young Ones », « Bottom » et « The New Statesman » et Jane Horrocks célèbre pour « Absolutely Fabulous ».

ùle pari aurait pu marcher si Rik Mayall et Jane Horrocks n’étaient pas utilisés ici à contre emploi, loin du type de rôles qui avaient fait leur succès.

Au moins l’acteur new-yorkais Danny Aiello est lui parfaitement à l’aise dans un rôle de mafieux qui lui colle à la peau.

Par ailleurs la satire du monde musicale tombe un peu à plat, du fait d’un manque criant  d’impertinence et d’originalité.. Reste une comédie pas déshonorante mais un peu fade qui, sans surprise, n’a pas vraiment trouvé son public.Jane  Horrocks sera mieux utilisée dans « Litttle Voice » (1998) et Rik Mayall  plus à son aise dans les délires de « Guest House Paradisio » (1999).