Review of: Betrayal
Drame:
David Hugh Jones

Reviewed by:
Rating:
3
On 4 février 2019
Last modified:4 février 2019

Summary:

Une relation adultère disséquée avec un brin de cruauté par Harold Pinter. Un trio d'acteurs épatant mais une réalisation paresseuse

Une relation adultère disséquée avec un brin de cruauté par Harold Pinter. Un trio d’acteurs épatant mais une réalisation paresseuse

Betrayal (1983)

Betrayal (1983)

(Trahisons conjugales)

Réalisé par David Hugh Jones

Ecrit par Harold Pinter

Avec Jeremy Irons, Ben Kingsley, Patricia Hodge,…

Direction de la photographie : Mike Fash / Production design : Eileen Diss / Montage : John Bloom / Musique : Dominic Muldowney

Produit par Sam Spiegel

Drame / romance

91mn

UK

Jerry (Jeremy Irons) et Emma (Patricia Hodge), ont entretenu une relation adultère pendant sept ans. Ils se revoient dans un pub après une longue période sans se voir. Emma était la femme de son meilleur ami, Robert (Ben Kinsgley). On va découvrir leur histoire d’amour par séquences de flashbacks.

Le film, adapté fidèlement de la pièce largement autobiographique d’Harold Pinter du même nom, ausculte une relation d’amour en la présentant à l’envers, de la fin jusqu’au début, à travers neuf séquences. Une histoire d’amour qui est donc aussi celle d’une trahison. Comme a son habitude, Harold Pinter signe des dialogues incisifs et très précis. Et il est servi par un trio d’acteurs épatants, Jeremy Irons et Patricia Hodge qui interprètent les amants et Ben Kingsley, le cocu trahi par sa femme et son meilleur ami.

Ben Kingsley venait de remporter l’année précédente l’Oscar du meilleur acteur pour “Gandhi” et Jeremy Irons (qui sera lui oscarisé sept ans plus tard) s’était fait remarquer deux ans plus tôt avec sa deuxième apparition sur grand écran dans “The French Lieutenant’s Woman” de Karel Reisz. Pour sa part, Patricia Hodge avait participé à “Elephant Man” (1980) mais était surtout connu pour son travail télévisuel (la sitcom “The Other ‘Arf”).

Par contre, la réalisation du film a particulièrement mal vieillie et on a trop souvent l’impression de regarder un téléfilm tourné avec paresse ou alors avec une sobriété qui en devient pesante.

Le réalisateur David Hugh Jones (1934–2008) a été formé à la télévision britannique où il a débuté dans le documentaire au début des années 60 avant de se diriger vers la fiction. “Betrayal” était son premier film pour le grand écran. Il ne retournera que quelques rares fois au cinéma des deux côtés de l’Atlantique. En 1989, il signe ainsi la co-production americano-canadienne “Jacknife” avec Robert De Niro et Ed Harris, puis quatre ans plus tard le thriller britannique “The Trial” (1993) avec Anthony Hopkins. L’essentiel de son travail se poursuivra à la télévision, notamment aux Etats-Unis où il s’installera au milieu des années 90.

“Betrayal” restera la dernière production du légendaire Sam Spiegel, producteur trois fois oscarisé, qu’on retrouve derrière des grands classiques comme “The African Queen” (1951), “On the Waterfront” (1954) ou encore “The Bridge of River Kwai “(1957) “Lawrence of Arabia” (1962). Il est mort en 1985.

Etrangement à ce jour (février 2018), le film ne semble jamais être sorti en DVD, tous territoires confondus.

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