Un western conjugué au féminin mais qui manque de personnalité et d’émotion. Restent Alice Eve et les magnifiques paysages néo-zélandais

Lady Gun Fighter 2017

The Stolen (2017)

(Lady Gun Fighter)

Réalisé par Niall Johnson

Ecrit par Emily Corcoran et Niall Johnson

Avec Alice Eve, Graham McTavish, Jack Davenport, Richard O’Brien, Lukas Hinch, Emily Corcoran,…

Direction de la photographie : Alun Bollinger / Direction artistique : Emma Painter / Montage : David Thrasher / Musique : Paul Lawler

Produit par Emily Corcoran

Western

98mn

UK / Nouvelle Zélande

The Stolen 20171882. Charlotte Lockton (Alice Eve) est une anglaise installée en Nouvelle-Zélande avec son mari qui est le propriétaire d’une ferme prospère. Même si son mari tient à ce que sa femme apprenne à tirer pour se défendre, ils viennent d’avoir un fils et tout semble aller pour le mieux. Mais une nuit, des hommes masqués et armés débarquent pour dévaliser le coffre fort. Ils prennent le fils de quelques mois en otage. Le mari sort son arme mais a juste le temps d’abattre un des brigands avant d’être abattu à son tour. Charlotte n’ose pas tirer sur le brigand qui a son fils dans ses bras et qui s’évade.

Quelques mois plus tard, Charlotte reçoit une lettre. Son fils est en vie et les ravisseurs demandent une rançon. Charlotte réussit à identifier l’endroit d’où a été posté la lettre et elle se lance dans un périlleux voyage qui va l’amener jusqu’à une ville nouvelle reculée dans le nord, bâtie par les chercheurs d’or et tenue par un certain Joshua McCullen (Jack Davenport).

L’action se déroule en Nouvelle Zélande, mais on a affaire à un western assez standard qui aurait pu aussi bien se dérouler aux USA, tant il n’exploite pas vraiment les particularités locales. Les sublimes paysages de Nouvelle Zélande sont toutefois mis en valeur par le directeur de la photographie Alun qui a notamment travaillé avec la star locale Peter Jackson sur “Heavenly Creatures” (1994).

L’histoire trop simple et pas toujours vraisemblable ainsi qu’un traitement trop propret peinent à convaincre. En matière de western, on est habitué à une certaine sauvagerie et à des personnages très forts. Même si le personnage de Charlotte, et ses compagnes d’infortune (trois prostituées), permet de féminiser un genre trop masculin, ce n’est pas assez pour se distinguer en 2017. Il aurait fallu donner plus de corps et de complexité à ces personnages.

“The Stolen” (“Lady Gun Fighter” en France où il est sorti directement sur petit écran !) est un film largement porté par  Emily Corcoran, une néo-zélandaise qui co-signe le scénario (basé sur son idée), joue l’une des prostituées et produit le film. Corcoran, basée au UK, est très active  depuis le milieu des années 2000 à la fois devant la caméra et derrière, en grande majorité dans des films indépendants britanniques.

Le réalisateur anglais Niall Johnson a touché à un peu tous les genres : l’horreur (White Noise, 2005), le drame (Mum’s List, 2016) ou la comédie en tant que scénariste (Keeping Mum, 2005).

Niveau casting, l’actrice anglaise Alice Eve, est en tout cas très convaincante et elle sauve en partie le film. En 2013, on l’a vu dans le blockbuster américain “Star Trek Into Darkness”. Présente sur les écrans depuis 2004, elle ne chôme pas, c’est le moins qu’on puisse dire. Ainsi en 2017, l’année de sortie de “The Stolen”, elle était également à l’affiche du film indépendant américain “Please Stand By” et la comédie dramatique britannique “Bees Make Honey” ainsi que dans le pilote d’une sitcom américaine non retenue “Hannah Royce’s Questionable Choices”. Cette même année, elle a également réalisé un premier court métrage “Ladylike”.

 

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