Comédie fantastique:
Lothar Mendes

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5
On 17 septembre 2018
Last modified:17 septembre 2018

Summary:

Et si un homme, des plus ordinaires, pouvait soudainement accomplir des miracles ? Une comédie fantastique signée HG Wells à (re)découvrir sans tarder !

Et si un homme, des plus ordinaires, pouvait soudainement accomplir des miracles ? Une comédie fantastique signée HG Wells à (re)découvrir sans tarder !

The Man Who Could Work Miracles (1936)

(L’homme qui pouvait accomplir des miracles)

Réalisé par Lothar Mendes

Ecrit par H.G. Wells d’après sa nouvelle

Avec Roland Young, Ralph Richardson, Edward Chapman, Joan Gardner, Ernest Thesiger,…

Comédie fantastique

82mn

UK

Un type des plus ordinaires, Fotheringay (Roland Young) se retrouve soudainement capable de réaliser des miracles. Mais après avoir fait quelques tours de passe passe, et avoir envisagé une carrière dans le music hall, Fotheringay commence à se demander ce qu’il pourrait bien faire de ces foutus miracles… Autour de lui, personne ne semble être d’accord.

Un esprit veille sur la Terre, à la désapprobation de ses deux amis. Pourquoi s’entiche-t-il de ces humains. Ils ne peuvent rien apporter de bien. Mais l’esprit décide de leur prouver ce que pourrait faire un homme en lui permettant d’accomplir des miracles. Il choisit un individu au hasard, un certain Fotheringay (incarné par un excellent Roland Young !), un type sans histoire, simple, célibataire, qui travaille comme assistant drapier dans un magasin et passe ses soirées au pub.

Fotheringay n’est bien entendu pas au courant des dessins d’être supérieur. Et quand il accomplit l’impossible dans le pub (faire se retourner une lampe) il ne pensait pas que ça marcherait. Mais si… et notre homme se retrouve viré du pub !

Après avoir passé la nuit à faire des miracles pour s’occuper, le lendemain au travail il aperçoit qu’il peut aussi guérir des collègues, ou encore ranger tout le magasin en un claquement de doigt. Le soir, ennuyé par un agent, il l’envoie dans un premier temps en enfer, puis pris de remords, à San Francisco !

Par contre, malheureusement pour lui il ne peut pas changer le libre arbitre d’une personne, à commander leur esprit, c’est la limite de son pouvoir. Quand il essaie de convaincre la belle Ada (Joan Gardner) qu’elles amoureuse de lui, il se prend un râteau.

Son patron, un entrepreneur sérieux ouvert aux opportunités, voit de suite les avantages de ces miracles et le propose de devenir associé :

« Faites attention à votre imagination. Gaspillez un tant soit peu votre don, et adieu ! Il ne servira plus à personne. Un miracle de ci de là et ils ne vaudront plus rien. Mais canalisé, orienté, monopolisé, ce sera le nec le plus ultra ! »

Arrivé chez le banquier, il est question de faire un prêt pour donner une base solide à cette nouvelle aventure entrepreunariale. Fotheringay ne comprend pas. Il faut de l’argent ? il peut en faire apparaître.

Sur ce, Fotheringay fait apparaître un billet de banque. La réaction du banquier vaut son pesant de cacahuètes :

« Mais c’est illégal ! C’est un faux ! Ce n’est pas possible ! On ne peut pas faire de l’argent comme ça.  C’est la base de notre système que vous risquez de dérégler. Les gens doivent vouloir de l’argent… La société, la vie même est basée sur le besoin. Seuls quelques visionnaires fous rêvent d’un monde dépourvu de besoin. Ce serait l’Utopie. Ca n’existe pas. »

Les employés du futur « magasin miraculeux » ne réagissent pas mieux. Avec des miracles, on n’aura plus besoin d’eux !

Perdu, Fotheringay cherche conseil. Après tout que faire de cette liberté folle. Maintenant qu’il peut avoir tout ce qu’il veut, que va-t-il faire ?

Il va voir un homme d’église (Ernest Thesiger) qui lui conseille d’éradiquer la maladie. Oui, mais bon les docteurs ne vont pas être content, ils vont se trouver au chômage. L’homme d’église, lui-même porté sur la boisson, le convainc dans un premier temps d’aider un juge alcoolique (excellent Ralph Richardson) en transformant son alcool en eau savonneuse et sa collection d’épées en outils agricoles !

A force de faire des miracles à tout va, il va finir par se faire remarquer. Vous l’aurez compris, cette histoire ne va pas être des plus simples. Et Fotheringay va être tenté de ne penser plus qu’à ses désirs, bref à faire comme n’importe quel homme à sa place. Ah se prendre pour Dieu, être Dieu !

« The Man Who Could Work Miracles » fait partie des deux films scénarisés par le grand plus écrivain de SF de son époque, HG Wells, pour le producteur britannique Alexander Korda. Ce dernier a laissé carte blanche à Wells pour faire les films qu’il voulait, quelque soit le coût. Enfin, ça c’est la théorie, Korda apprendra vite qu’il est dangereux de laisser carte blanche à un écrivain qui ne connait rien au monde impitoyable du cinéma. L’ami de longue date de Korda et fréquent collaborateur, Lajos Biro taillera dans le lard du scénario de Wells.

« The Man… », ainsi que « Things To Come  » (la Vie future), pensum SF à très gros budget qui est d’une splendeur inégalée pour son époque, vont tous les deux être des bides. Et c’est dommage. Car ces deux films, s’ils ont des défauts, sont remarquables.

« The Man Who Could Work Miracle », réalisé par l’allemand Lothar Mendes, est une excellente comédie fantastique, avec des effets spéciaux admirables. C’est très drôle, et avouons-le, aujourd’hui autant d’actualité qu’à l’époque (on était alors à la veille de la seconde guerre mondiale). Et oui, si les miracles existaient, si on pouvait supprimer la maladie, la pauvreté, les hommes restent des hommes. Et nombreux sont ceux qui s’opposeraient à un tel bouleversement. Et puis quoi encore ?

L’éditeur français Elephant Films nous livre une copie très acceptable (en DVD seulement). A découvrir sans tarder !

DVD zone 2 FR. Studio Elephant Films (2014). Version originale avec sous-titres français.  Bonus : le film par Jean-Pierre Dionnet

 

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