Un film de gangster qui se croit beaucoup plus intelligent et hype qu’il ne l’est. Guy Ritchie loupe son coup malgré un casting alléchant

The Gentlemen (2019)

Réalisé par Guy Ritchie

Ecrit par Guy Ritchie d’après une histoire de Guy Ritchie, Ivan Atkinson et Marn Davies

Avec Matthew McConaughey, Hugh Grant, Charlie Hunnam, Michelle Dockery, Jeremy Strong, Colin Farrell, Henry Golding, Eddie Marsan,…

Directeur de la phtographie : Alan Stewart / Production design : Gemma Jackson / Montage : James Herbert / Musique : Christopher Benstead

Produit par Guy Ritchie, Ivan Atkinson et Bill Block

Crime

UK / USA

Mickey Pearson (Matthew McConaughey) est le roi de la majijuana en Grande Bretagne. Cet Américain est passé brièvement par Oxford où il fait ses classes. Il a mis au point un réseau de production et de distribution imbattable en se basant sur les besoins d’une artistocratie désargentée. Après une dizaine d’années à la tête de son royaume, il pense prendre sa retraite et revendre son affaire pour se consacrer à sa femme (Michelle Dockery) et construire une famille. Mais voilà, pas simple. Ses concurrents sont à l’affut et un journaliste pourri (Hugh Grant) approche son lieutenant Ray (Charlie Hunnam) afin de le faire chanter.

“The Gentlemen” est le dernier né d’un genre qui sévit depuis la fin des années 90, le film de gangsters badass avec des pointes d’humour et de hype, calqué sur les premiers Tarantino (“Resevoir Dogs” en 92, “Pulp Fiction” en 96). Guy Ritchie a été indiscutablement l’un de ses meilleurs suiveurs avec le très réussi “Lock, Stock and Two Smoking Barrels” en 1998, pointe d’humour anglais en plus.

Depuis Ritchie revient régulièrement au genre en rajoutant ou enlevant des élements (plus ou moins d’humour, de suspense, d’action,…) mais avec toujours autant de hype. Enfin il essaye au moins. Après “Aladdin” (2019) pour Disney (!), le revoici donc de retour dans le genre qui a fait son succès avec “The Gentlemen”.

L’action se déroule à Londres mais la star est hollywoodienne. Matthew McConaughey est aussi co-producteur du film. McConaughey se content de faire ce qu’il sait faire, être un bon acteur. Ce rôle n’apporte rien à sa réputation. Colin Farrell fait également du Colin Farell. Rien de neuf. Par contre Hugh Grant prouve encore ici après la mini série “A Very English Scandal” (2018) qu’il lui reste assez de talent pour mettre définitivement derrière lui son passé dé héraut des comédies romantiques.

Un bon casting donc, même si sans grandes surprises, qui est mis au service d’un scénario bien trop prétentieux. L’histoire nous est raconté à travers un scénario joué devant nos mirettes par notre journaleux pourri devant le bras droit de Pearson afin de lui démontrer pourquoi il mérite les 20 millions de dollars qu’il demande à Pearson.

Le problème est que cette intrigue, constituée de multiples trahisons entre barons du crime, tombe à l’eau. Rien de bien original et la construction, qui se veut innovante, tombe à l’eau par manque de matière solide sur laquelle s’appuyer. Une construction ambitieuse mais basée sur une structure bas de gamme, forcément le risque de l’écroulement est constant et ne manque pas de se produire.

Sortie dans les salles françaises le 5 février 2020

%d blogueurs aiment cette page :