Un petit “slasher” avec un père noël psychopathe réalisé par l’un des spécialistes britanniques des productions à petit budget, Paul Tanter

Once Upon a Time at Christmas (2017)

Réalisé par Paul Tanter

Ecrit par Christopher Jolley d’après une histoire de Simon Phillips et Paul Tanter

Avec Simon Phillips, Sayla de Goede, Laurel Brady, Barry Kennedy,…

Produit par Mem Ferda, Simon Phillips et Paul Tanter

Direction de la photographie : Daryl Gilmore / Production design : Damien McPhillips / Montage : Robert Gajic / Musique : Darren Morze

Horreur

97mn

UK

A quelques semaines de noël, une petite ville américaine est le théâtre de meurtres barbares. Chaque fois, le nombre de victimes augmente. Le shérif souhaite mettre la population en sécurité en fermant les commerces et en alertant les journaux sur la possible présence d’un serial-killer en ville mais le maire, inquiet pour l’économie locale, s’y refuse. Pendant ce temps, Jennifer (Laurel Brady), une ado ordinaire essaie de profiter avec ses amis de la période malgré les événements et la séparation de ses parents.

“Once Upon a Time at Christmas” est un film d’horreur dont l’action se déroule aux Etats-Unis mais entièrement tourné au Canada. Pourtant il s’agit bien d’une production britannique due à Paul Tanter, l’un des réalisateurs-producteurs à petit budget les plus actifs aujourd’hui en Grande-Bretagne. Depuis 2011, l’énergumène a réalisé (et souvent en plus écrit et produit) 14 longs et 5 séries. Du genre criminel à l’horreur en passant par la SF ou le film de hooligans (sous-genre, souvent putassier, du film d’action au Royaume-Uni).

Paul Tanter fait ici appel à son acteur fétiche (qui participe également souvent aux scénarios), Simon Phillips, déjà présent au générique de sa première réalisation (“Jack Falls”, 2011). Phillips prend un plaisir visible à jouer le rôle d’un père noël psychopathe, mais il n’est ni le premier ni le dernier à incarner une version trash de Santa Claus. Le reste du casting est essentiellement local, comme Sayla de Goede qui joue une sous-Harley Quinn déguisée en mère noël. Là aussi, rien de très original.

Vu le thème et le budget, on s’attend à un “slasher” (sous-genre du film d’horreur inauguré avec “Peeping Tom” et “Psycho”) bien violent. Pourtant “Once Upon a Time at Christmas” reste sage avec la plupart des scènes de violence filmées avec une pudeur qu’on voit rarement dans un slasher contemporain. Ceux qui s’attendent à du gore, ou au moins à voir l’hémoglobine couler par litres, en seront pour leurs frais. La tension est relativement bien soutenue, mais ne vous attendez pas non plus à avoir peur. Mais alors quel intérêt, me direz-vous ? Telle est la question. “Once Upon a Time at Christmas” est un slasher qui se laisse à regarder mais qui manque à peu près de tout pour convaincre.

Deux suites sont néanmoins prévues dès 2021. Paul Tanter ne semble pas prêt de s’arrêter sur sa lancée.

 

 

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