Une comédie tournée sur l’ïle de Man qui revendique très haut son côté loufoque. Complètement barré et même drôle si vous êtes prêt à affronter l’inénarrable !

Mindhorn (2016)

Réalisé par Sean Foley

Ecrit par Julian Barratt et Simon Farnaby

Avec Julian Barratt, Simon Farnaby, Essie Davis, Steve Coogan, Russell Tovey, Andrea Riseborough, Simon Callow, Kenneth Branagh,…

Directeur de la photographie : David Luther / Production design : Peter Francis / Montage : Mark Everson / Musique : Keefus Ciancia et David Holmes

Produit par Jack Arbuthnott et Laura Hastings-Smith

Comédie

UK

Richard Thorncroft (Julian Barratt) a connu son heure de gloire à la fin des années 80 dans une série culte sur l’ile de Mann baptisée « Mindhorn ». Parti à Hollywood et à Londres pour faire carrière, il se retrouve vingt cinq ans plus tard dans une impasse. Personne ne veut de lui ! Sauf la police de l’île de Mann qui a reçu un message étrange d’un supect de meurtre « le faucon » qui menace de tuer à nouveau quelqu’un s’il ne peut pas parler à Mindhorn en personne.

Richard Thorncroft a connu son heure de gloire en incarnant le héros de la série « Mindhorn ». Mindhorn était le meilleur détective de l’île de Man, notamment grâce à son oeil électronique, implanté par les soviétiques, qui lui permet de « voir » la vérité. Vingt ans plus tard, l’acteur est chauve et bedonnant… Armé de sa perruque, il court encore les castings mais rien ne lui réussit. Sa dernière tentative en date ? Il réussit à s’humilier face à un Kenneth Branagh, médusé.  Son agent ne rêve plus que d’une chose : se débarasser de lui. Le rêve devient réalité quand la police de l’île de Mann demande à recourir aux services de Richard pour faire face à un potentiel serial killer connu sous le nom du Faucon.

Evidemment pour Richard, c’est plus compliqué. Comment revenir bredouille sur l’île de Man qu’il a quitté il y a 20 ans pour faire fortune… Alors qu’il a insulté à la télé ses habitants en les traitant de « débiles congénitaux ». Auront-ils oublié ? Quelle sera la réaction de son entourage de l’époque qu’il a lâché dédaigneusement, sans un mot ? Son ex et co-star de « Mindhorn », Patrica (Essie Davis) aujourd’hui journaliste télé, va-t-elle lui pardonner ? Autre co-star sur la série, Peter Easterman (Steeve Coogan), avec qui il s’est fâché à l’époque, ne va-t-il pas lui rendre la monnaie de sa pièce, lui qui est à présent à la tête de sa propre série télé, un spin-off de « Mindhorn », depuis une dizaine d’années ? Enfin, que peut bien vouloir le Faucon à son personnage ?

« Mindhorn » est un délire qui surfe sur la vogue des super héros et du déferlement de nostalgie eighties… pour les pousser dans leurs retranchements les plus absurdes. La série « Mindhorn » sent la niaiserie nanarde à des millions de kilomètres (une version britannique sans un sous de séries nanardesques hollywoodiennes des années 80 genre « K2000 » ou « L’homme qui valait trois milliards de dollars »), merchandising de l’époque y compris. Et le film « Mindhorn » se baigne dedans avec le plaisir d’un cochon dans une flaque de boue.

Le scénario est co-signé par Julian Barratt, ex-membre du duo comique surréaliste et génial anglais « The Mighty Boosh » qui a notamment signé une série télé mythique du même nom pour la BBC (2003-2007). Barrat prête donc également ses traits au personnage principal Richard Thorncroft alias Mindhorn. L’autre co-scénariste est Simon Farnaby, un comique anglais qui avait notamment participé à la série « The Mighty Boosh » et qui ici joue par ailleurs Clive, la doublure de Richard.

Autre grande figure de l’humour made in UK présente au générique, en tant qu’acteur et producteur exécutif du film, Steeve Coogan qui règne sur la comédie britannique depuis les années 80 sur scène, à la radio, puis sur le petit et grand écrans. Il est toujours aussi à l’aise dans ses rôles de personnage désagréable, imbu de sa personne, à l’image de son personnage culte, le présentateur télé Alan Partridge.

Souvent, les comiques britanniques sont plus à l’aise sur petit écran, dans un format sitcom, que dans un format cinématographique (Steeve Coogan en est souvent une bonne illustration). Ici on ne retrouve pas vraiment le génie comique de Barrat mais le résultat reste très divertissant. La poésie de l’absurde dont il sait faire preuve est aux abonnés absents, mais l’humour est débridé et Barratt, bien entouré, pratique l’auto-dérision et la crétinerie avec un degré d’expertise qui relève du génie.

Sorti en Grande Bretagne et en Irlande sur grand écran, « Mindhorn » a été distribué à l’international (France y compris) directement sur Netflix.

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