Review of:
Comédie romantique:
Sidney Gilliat

Reviewed by:
Rating:
4
On 1 mars 2019
Last modified:12 mars 2019

Summary:

Un candidat conservateur et son adversaire travailliste tombent amoureux en pleine campagne pour les élections ! Une jolie comédie romantique gentiment satirique

Un candidat conservateur et son adversaire travailliste tombent amoureux en pleine campagne pour les élections ! Une jolie comédie romantique gentiment satirique

Left Right and Centre (1959)

Réalisé par Sidney Gilliat

Ecrit par Sidney Gilliat d’après une histoire de Sidney Gilliat et Val Valentine

Avec Ian Carmichael, Patricia Bredin, Alastair Sim, Richard Wattis, Eric Barker, Jack Hedley, Moyra Fraser,…

Direction de la photographie : Gerald Gibbs / Direction artistique : John Box / Montage : Gerry Hambling / Musique : Humphrey Searle

Produit par Sidney Gilliat et Frank Launder pour Vale Film Productions et British Lion Film Corporation

Comédie romantique / politique

95mn

UK

La voix off nous l’annonce d’emblée. Il y a 600 membres à la chambre des communes, “qui sont pour la plupart conservateurs ou socialistes. On peut résumer l’énorme différence entre eux ainsi : si la philosophie conservatrice est l’exploitation de l’homme par l’homme, pour les socialistes c’est exactement l’inverse.”

“Derrière ces 600 élus dévoués se tiennent leurs électeurs et bien lourd est le poids de la responsabilité qu’ils portent. Regardons-les pour changer. Dans la circonscription d’Earndale va se tenir la législative partielle et je vous assure que vous découvrirez que ses électeurs sont aussi intelligents que ceux du reste du pays”.

On voit alors des images des électeurs. Ils jouent aux courses, s’endorment en lisant leur journal, insultent l’arbitre sur le terrain de foot, vont voir un film au cinéma intitulé “L’homme-araignée venu de Mars” !

Le ton est donné. D’ailleurs les deux partis principaux ne sont guère plus préoccupés des élections. Tous deux envoient sur place des candidats amateurs qui ne sont pas de la région. Les conservateurs ont désigné un héritier, ancien naturaliste dans l’Antarctique spécialisé dans les pingouins et recyclé dans les jeux télé, Robert Wilcott (Ian Carmichael). Quant aux travaillistes ils ont nommé la fille d’un poissonier, Stella Stoker (Patricia Bredin).

Robert et Stella vont se rencontrer dans le train sans savoir qu’ils sont tous deux candidats aux élection et adversaires. C’est le coup de foudre pour Robert. Stella finit par contre par deviner qui elle a en face d’elle et décide de lui jouer un tour. Déjà douché par cette expérience, une fois sur place, Robert apprend que c’est son oncle Lord Wilcott (Alastair Sim) qui l’a fait nommer dans l’espoir de relancer son business touristique ! Bref, ça commence bien pour Robert !

“Left, Right and Center” se moque gentiment de tout ce beau monde et du jeu de la politique dans nos démocraties. Les deux chefs de campagne vont se donner du mal pour que leurs candidats ne tombent pas dans les bras l’un de l’autre avant les élections ! Il ne manquerait plus que ça, c’est du jamais vu !

Lors du dernier meeting de campagne, un conservateur va faire un discours chez les travaillistes sans que personne ne se rende compte de la différence puis va tenir le même discours chez les conservateurs avec le même succès !

La politique n’est qu’un jeu, tout comme l’amour. D’après vous, qui l’emportera ?

“Left Right and Centre” (1959) est une comédie romantique plutôt réussie, même si on se demande comment la jolie Stella peut tomber amoureux de ce sot prétentieux de Wilcott (et Ian Carmichael n’est quand même pas l’acteur le plus crédible pour une comédie romantique). Mais bon, “le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point”. Niveau satire, c’est un peu facile et évidemment le scénario tape dans le tas (politiques et électeurs, quelle que soit leur couleur) pour ne pas se faire accuser de parti pris.

Le film est scénarisé et réalisé par Sidney Gilliat (et produit avec son compère Frank Launder). Gilliat et Launder sont très actifs dans les années 50, surtout dans la comédie. On leur doit à cette époque notamment la série des Saint Trinian’s inaugurée en 1954 avec “The Belles of St. Trinian’s

Notons qu’il s’agissait de la première apparition au cinéma de Patricia Bredin et sa seule apparition en tête d’affiche (elle tournera dans trois autres films). Si elle est également connue pour avoir été la première représentante britannique à l’Eurovision en 1957, elle se débrouille en tout cas très bien ici et c’est dommage de penser qu’on ne la verra pas beaucoup plus. Elle a terminé sa carrière sur les écrans en 1967 avec le téléfilm “Titu-Pu”.

Disponible en DVD dans le coffret “Alastair Sim Collection” (Optimum). Version originale sans sous-titres. 

A découvrir également :

%d blogueurs aiment cette page :