Review of: Kingsman
Comédie d'action:
Matthew Vaughn

Reviewed by:
Rating:
4
On 25 mars 2015
Last modified:25 mars 2015

Summary:

Une parodie réussie des James Bond avec une bonne dose de My Fair Lady. Tarantino et les Monty Python ne désapprouveraient pas

Une parodie réussie des James Bond avec une bonne dose de My Fair Lady. Tarantino et les Monty Python ne désapprouveraient pas

Kingsman2014

Kingsman: The Secret Service (2014)

(Kingsman: Services secrets)

Réalisé par Matthew Vaughn

Ecrit par Jane Goldman et Matthew Vaughn d’après le comics de Dave Gibbons et Mark Millar

Avec Colin Firth, Samuel L. Jackson, Taron Egerton, Michael Caine, Sofia Boutella,Sophie Cookson, Mark Strong, Mark Hamill,…

Directeur de la photographie : George Richmond

Musique : Henry Jackman et Matthew Margeson

Produit par Matthew Vaughn, David Reid et Adam Bohling

Thriller / Comédie

UK / USA

Eggsy (Taron Egerton) est un jeune homme déboussolé. Arrêté après avoir volé la voiture d’un membre du gang de son beau-père, il décide d’utiliser le numéro de téléphone gravé sur le médaillon qui lui a été remis après la mort de son père pendant une mission pour l’armée britannique. Ce coup de téléphone va attirer dans sa vie l’ex-boss de son père, Harry (Colin Firth) bien décidé à aider le jeune pour payer la dette d’honneur qu’il a envers son père.

Kingsman-affiche-previewC’ est sur le tournage de Kick Ass (2010) que le réalisateur Matthew Vaughn et l’un des scénaristes de comics les plus influents de sa génération l’Ecossais Steve Millar, imaginent ensemble le projet « Kingsman » en s’inspirant de « Casino Royale » (2006) qui est censé montrer les débuts de James Bond. Mettez aussi dedans une rasade de « My Fair Lady » en inspiration revendiquée et remuez bien.

Un comics est sorti en 2012 et aujourd’hui c’est le tour d’une version cinématographique. Les deux partagent une trame commune dans les grands traits mais l’ambiance générale comme les personnages ou même l’histoire diffèrent en de très nombreux points.

Dans les deux cas, on a affaire à la genèse d’un super espion, Eggsy, jeune anglais d’origine fort modeste, délinquant, qui s’en sort grâce à une figure tutélaire, son oncle dans le comics, un ami de son père (ce dernier était lui même espion et est mort en mission dans le film).

Si le comics reste finalement assez classique et sérieux dans son traitement, le film lui est nettement plus fantaisiste et humoristique. Bref on a affaire plutôt à une ré-interprétation du même concept qu’à une adaptation proprement dite.

Le film réussit à peu près sur tous les points où le comics montrait des faiblesses : dans le film, l’action est beaucoup plus intense et spectaculaire, les personnages plus nombreux, plus intéressants et nettement plus développés (le personnage du méchant incarné par  un Samuel L. Jackson zézayant est bien plus charismatique que l’ado boutonneux du comics, les camarades de promotion d’Eggsy ont plus d’épaisseur dont Roxy avec qui il a une chaste aventure sentimentale, le personnage du chef des Kingsman incarné par Michael Caine n’existe pas dans le comics, le bras droit du grand méchant devient une jeune femme bien pêchue,…).

Et l’humour permet de se distancier un peu du message là encore délivré avec lourdeur dans le comics : tout le monde peut s’en tirer dans la vie, il suffit que quelqu’un croit en toi et te donne un coup de pousse. A toi de faire le reste et de te bouger les fesses.

Action et humour sont donc les éléments clés de « Kingsman », le film. Sa réussite est justement d’assumer sa violence et son absurdité. On se croirait parfois dans un Tarantino, d’autres fois dans un film des Monty Python. Le film ne se pose que très peu de limites, comme le prouve cette scène de massacre jouissif dans une église intégriste. Et quand les têtes des méchants explosent c’est sous la forme d’un mini champignon atomique très cartoonesque. Que du bonheur !

Les personnages ne sont donc pas oubliés dans ce maelstrom et, cerise sur le gateau en ce qui me concerne, Colin Firth prouve encore une fois qu’il est l’incarnation du gentleman à l’anglaise, parfaitement à l’aise dans un magasin de costume sur mesure de Savile Row (ah non excusez-moi ce n’est pas une boutique mais le QG de nos espions, of course !).

[xrr rating=7/10]

Dans les salles françaises depuis le 18 février 2015

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