Review of: Hobson's choice
Comédie:
David Lean

Reviewed by:
Rating:
5
On 13 août 2011
Last modified:13 novembre 2017

Summary:

David Lean filme admirablement bien, et avec beaucoup d'ironie, cette Angleterre en pleine ère industrielle entre misère générale et richesse de quelques uns.

David Lean filme admirablement bien, et avec beaucoup d’ironie, cette Angleterre en pleine ère industrielle entre misère générale et richesse de quelques uns.

Hobson's choice / Chaussure à son pied

Hobson’ s choice (1954)

(Chaussure à son pied)

Réalisé par David Lean

Ecrit par David Lean, Norman Spencer d’après la pièce d’Harold Brighouse

Avec Charles Laughton, John Mills, Brenda de Banzie

Directeur de la photographie : Jack Hildyard

Produit par David Lean pour London Films Production

Comédie

UK

Henry Hobson (Charles Laughton) tient une boutique de chaussures à Salford au XIXe siècle. Veuf, égoïste et radin, il passe ses journées à s’enivrer avec ses amis au bar du coin pendant que ses filles s’occupent de lui et tiennent la boutique et que ses deux ouvriers fabriquent les chaussures dans le sous-sol.
Ses deux filles les plus jeunes ont des prétendants et veulent se marier. Mais Hobson veut d’abord choisir lui même les époux, puis finit par reculer quand il se rend compte qu’il devra donner une dote. Il se moque également de Maggie (Brenda de Banzie), l’ainée, car elle a déjà trente ans et n’est plus mariable. Maggie décide alors de se révolter et de trouver un époux. Elle n’ira pas bien loin pour trouver le mari idéal.

En opposition aux deux plus jeunes filles de Mr Hobson, plus jolies mais moins dégourdies, l’ainée Maggie sait ce qu’elle veut et garde la tête sur les épaules. Quand elle choisit son prétendant, c’est évidemment elle qui va s’occuper de tout : la demande en mariage, la première balade, le premier baiser,…

Contrairement à ses soeurs, Maggie au lieu d’essayer de se marier avec quelqu’un de son rang social, voire d’un rang supérieur, décide d’épouser un ouvrier, pas très futé mais très doué dans son travail. Un investissement.

David Lean filme admirablement bien, et avec beaucoup d’ironie, cette Angleterre en pleine ère industrielle, les rues sales, les intérieurs des pauvres gens qui jurent avec le centre ville et la boutique-maison du commerçant florissant. Quand Maggie et William traversent le parc et vont se promener le long de la rivière, sur fonds de musique bucolique, on voit de l’autre côté de la berge des usines avec leurs grandes cheminées. Et quand ils s’assoient sur un banc qui fait face à la rivière, pendant que Maggie planifie leur mariage, le dos à la caméra, on observe une couche blanchâtre de pollution portée par le courant en arrière plan.

William, qui n’arrive pas à ce concentrer sur les projets de Maggie, commente :

« Une fois, j’ai vu la rivière propre. Lors d’une sortie scolaire. dans les landes. »

Les dialogues sont merveilleux, les acteurs exceptionnels (Charles Laughton égal à lui-même, mais non encore mieux! John Mills méconnaissable en ouvrier pas futé, Brenda de Banzie impériale dans le rôle de la dure à cuir Maggie!).

Et il faut voir Mr Hobson tentant de rentrer chez lui, de l’autre côté de la place, rond comme un coing, et chassant la lune dans les flaques d’eau… ou William qui se prépare à sa première nuit d’homme marié. Quelles scènes admirables!

Une petite merveille à ne pas rater. Je vous aurai prévenu! Le fait qu’il ne soit pas à ce jour disponible en France en DVD prouve juste l’inconséquence de Studio Canal (qui en détient les droits).

MAJ : le film est disponible en DVD FR depuis le printemps 2013. A ne pas manquer !

DVD Studio Canal (2013). Audio en anglais avec sous titres français.

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