Un film de zombies original, ni vraiment film d’horreur, ni comédie, un regard sensible sur les affres de la vieillesse et de la solitude

Harold’s Going Stiff (2011)
Ecrit et réalisé par Keith Wright
Avec Stan Rowe, Sarah Spencer, Andy Pandini,…
Montage : Keith Wright / Musique : Tom Kane
Produit par Richard Guy
Comédie DRAMATIQUE / Horreur
77mn
UK
Encore un film de zombies, me direz-vous. Sauf que « Harold’s Going Stiff » aborde ce genre usé jusqu’à l’os avec un œil nouveau. Non parce qu’il aborde a priori son sujet sous l’angle de la comédie, car la comédie horrifique zombiesque est elle aussi encombrée. D’ailleurs il ne s’agit pas vraiment d’un film d’horreur, ni d’une comédie.
Harold est un vieil homme veuf. Quand il consulte un médecin suite à une rigidité croissante de ses membres, ce dernier pense naturellement à l’arthrite. Sauf que quelques mois plus tard, les cas de rigidité se sont répandus dans une bonne partie de la population masculine du pays, tous âges confondus. Harold devient alors à ses dépens un cas zéro à étudier, d’autant qu’il reste au stade 1 de la maladie qui dégénère chez les autres sujets rapidement jusqu’au stade 3 où l’individu semble avoir perdu ses capacités cognitives et est sujet à des accès de violence.
Bref Harold est très déprimé et redoute l’évolution de sa maladie jusqu’au jour où Penny, une infirmière bénévole, vient frapper à sa porte Penny, boulotte, peine à trouver l’âme sœur et trouve en Harold un ami et confident attentionné même s’il rajoute inévitablement du liquide vaisselle quand il prépare le thé.
Pour son deuxième long métrage, le scénariste et réalisateur Keith Wright continue dans le film indépendant à petit budget (après la comédie « Take Me to Yopur Leader » en 2008). Les restrictions budgétaires sont visibles à l’écran mais l’attention qu’il apporte au scénario (en évitant les facilités d’une énième parodie) et à la réalisation (le film adopte une approche semi documentaire) retiennent l’intérêt.
Keith Wright arrive même à nous intéresser aux deux improbables personnages centraux et à leur relation platonique. Etonnamment, « Garold’s Going Stiff » est surtout un film sur les affres de la vieillesse et la solitude de deux êtres qui les amènent à construire une amitié improbable mais salvatrice.

