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Guy Hamilton est mort le 21 avril 2016 à l’âge de 93 ans. Réalisateur à l’aise dans des genres très différents, il fait partie de ces figures importantes du cinéma britannique qui ont été reléguées au second plan malgré (ou à cause ?) de grands succès publics (dont pas moins de quatre James Bond).

Né à Paris en 1922 et après de tous petits postes en France et UK (notamment aux studios Victorine à Nice), Guy Hamilton monte les echelons et passe second ou assistant réalisateur sur des productions de haute volée : “They Made Me a Fugitive” (1947) d’Alberto Cavalcanti, “The Third Man” (1949) de Carol Reed, “The African Queen” (1951) de John Houston,…

Il est passé à la réalisation en 1952 avec des séries B dont son troisième film, “An Inspector Calls” (1954), une adaptation d’une pièce de JB Priestley avec Alastair Sim. Il va attirer l’attention avec le très bon film de guerre all star “The Colditz Story” (1955). En 1959, il remplace au pied levé Alexander Mackendrick sur le tournage de “The Devil’s Disciple” avec Burt Lancaster, Kirk Douglas et Laurence Olivier. La même année il sort la comédie “A Touch of Larceny” avec James Mason. Tous ces films ont excellente réputation.

En 1962, Guy Hamilton tourne un film sur des beatniks londoniens “The Party’s Over” avec Oliver Reed. Mais la censure s’empare du film et celui-ci ne sortira, lourdement amputé, que deux ans plus tard et Hamilton fera retirer son nom du générique (refus qu’il maintiendra quarante ans plus tard quand le BFI sortira en DVD/Blu-ray une version partiellement restaurée).

1964 voit donc la sortie de son premier Bond “Goldfinger”, deux ans après avoir refusé de tourner le premier film de la série “Dr No”. Il reviendra à Bond trois autres fois avec “Diamonds Are Forever” (1971) et le premier Bond avec Roger Moore “Live and Let Die” (1973) puis le second “The Man with the Golden Gun” (1974).

En 1966, il mettra en scène le troisième volet des aventures de l’espion concurrent de James Bond, Harry Palmer (Michael Caine) dans “Funeral in Berlin”, également produit par le co-producteur de Bond, Harry Saltzman.

Après sa démonstration de force sur James Bond, on lui demandera logiquement de réaliser d’autres grosses productions comme “Battle of Britain” (1969) ou “Force 10 from Navarone” (1978) la suite de “The Guns of Navarone” (1961) signé J. Lee Thompson.

Manque de chance, il doit finalement refuser “Superman” qui lui était proposé car il avait des problèmes avec les impôts. Il réalisera également deux bons films adaptés d’Agatha Christie avec des castings all star : “The Mirror Crack’d” (1980) et “Evil Under the Sun” (1982).

A partir de 1985, il travaille aux Etats-Unis où il tourne le film d’action “Remo Williams: The Adventure Begins” (1985) et son dernier film, la comédie “Try This One for Size” (1989).

Il est mort le 20 avril 2016 à Majorque en Espagne.

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