Aventures:
Robert J. Flaherty et Zoltan Korda

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4
On 17 septembre 2018
Last modified:17 septembre 2018

Summary:

Un tournage épique mais un résultat à la hauteur du talent du tout jeune Sabu. Un très joli film d'aventures, impressionnant pour l'époque

Un tournage épique mais un résultat à la hauteur du talent du tout jeune Sabu. Un très joli film d’aventures, impressionnant pour l’époque

Elephant Boy (1937)

(Toomaï le grand cornac)

Réalisé par Robert J. Flaherty et Zoltan Korda

Ecrit par John Collier d’après une nouvelle de Rudyard Kipling

Avec Sabu, W.E. Holloway, Walter Hudd, Wilfrid Hyde-White,…

Direction de la photographie : Osmond Borradaile / Montage : Charles Crichton / Musique : John Greenwood

Produit par Alexander Korda pour London Film Productions

Aventures

80mn

UK

Peterson ( Walter Hudd) un chasseur blanc est chargé par le maharajah de capturer des éléphants. Mais ceux-ci semblent avoir disparu, et Peterson doit organiser une longue expédition dans le Nord, où les éléphants auraient migrer. Pour la chasse, il recrute les éléphants les plus forts, dont celui du père du jeune Tomaï (Sabu). Exceptionnellement, Peterson accepte que Sabu les accompagne car il n’a plus de mère pour veiller sur lui. C’est un rêve qui se réalise pour le jeune garçon. 

Le film s’ouvre sur Toomaï (Sabu) qui s’adresse directement aux spectateurs, les « sahibs ». Cette petite intro nous permet de faire connaissance du jeune guide d’éléphant dont nous allons suivre les aventures. Puis nous sommes projetés dans l’Inde du temps de l’empire britannique.

En 1934, l’ambitieux et determiné producteur Alexander Korga est approché par le documentariste américain Robert J. Flaherty. Le réalisateur de « Nanook of the North » (1922) a récemment emporté un beau succès avec « Man of Aran » (1934) produit par la Gaumont British. Flaherty est prêt à travailler sur un projet plus commercial et propose de filmer une histoire d’amitié entre un jeune cornac indien et son éléphant. Korda propose de se baser sur une histoire de Kipling, et un deal est conclu entre les deux hommes.

Flaherty part pour l’Inde en mars 1935. Et pendant des mois c’est le silence absolu. Korda, pris par d’autres soucis de production, finit par s’inquiéter. En mars 1936, Falherty annonce qu’avec sa femme il a enfin fini de travailler sur le script ! Mais ça ne rassure guère Korda qui trouve que le projet s’enlise. Il envoie un réalisateur et producteur américain sur place, Monta Bell (qui ne fera pas l’affaire), puis son frère Zoltan, qui une fois sur place visionne les rushs. En juin 1936, l’équipe du film est renvoyée à en Angleterre.

Zoltan Korda décide alors de tourner à Londres des scènes supplémentaires en gros plan pour renforcer la narration.  Il fait venir le jeune Sabu, repéré par Flaherty, pour tourner les scènes manquantes. Quand le film sort enfin, en février 1937, c’est un beau succès public des deux côtés de l’Atlantique. Mais les recettes ne suffisent pas à couvrir le budget faramineux de 150.000 livres.

Néanmoins, à quelque chose malheur est bon, et Korda a vite repéré que le jeune Sabu a l’étoffe d’une star. Alors qu’aux Etats-Unis, les enfants-stars Mickey Rooney et Shirley Temple règnent sur les écrans, Sabu est le premier enfant d’origine non européenne à se voir offrir une telle opportunité. Sabu tournera trois autres films pour Korda : « The Drum » (1938), « The Thief of Bagdad » (1940) et « Jungle Book » (1942) avant de s’installer aux Etats-Unis.

L’éditeur français Elephant Films nous propose « Elephant Boy » dans une version acceptable vu l’âge du film, même si une version restaurée aurait été la bienvenue. Niveau bonus, l’éditeur a rajouté un documentaire très intéressant de 50 minutes sur la carrière et la vie de Sabu.

« Elephant Boy / Toomaï le grand cornac » est disponible en DVD à l’unité ou dans le coffret DVD/Blu-ray « Coffrte Sabu » (mais attention seul « The Thief of Bagdad » est disponible en version blu-ray).

DVD zone 2 FR. Studio Elephant Films (2014). Version anglaise sous-titrée en Français et version française. Bonus : documentaire « Sabu, l’ami des éléphants » (50 mn)

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