Une comédie charmante et sans grande prétention sur un haut fonctionnaire au budget mais qui, suite à un héritage, a du mal à gérer le sien !

Dear Mr. Prohack (1949)

Réalisé par Thornton Freeland

Ecrit par Donald Bull et Ian Dalrymple d’après le roman d’Arnold Bennett

Avec Cecil Parker, Glynis Johns, Hermione Baddeley, Dirk Bogarde, Sheila Sim, Denholm Elliott,…

Produit par Ian Dalrymple

Direction de la photographie : H.E. Fowle / Montage : Sidney Stone / Direction artistique : Frederick Pusey / Musique : Temple Abady

Comédie

UK

Mr Prohack (Cecil Parker) est un haut fonctionnaire qui travaille au ministère du budget. Il fait attention à la gestion des affaires publiques de la même façon que pour son foyer. Chaque dépense est dûment pesée et réfléchie. Mais un jour, il reçoit un héritage et devient riche.

Mr Prohack n’est pas tout à fait un Harpagon, mais il déteste les dépenses inutiles. Et les discussions sur les finances sont aussi serrées avec son ministre et les autres représentants du gouvernement qu’avec sa femme. Sa fille et son fils arrivent néanmoins à lui soutirer un peu d’argent, chichement. Quand un ami meurt et lui lègue la moitié de sa fortune, Prohack n’est guère prêt pour un tel chamboulement dans sa vie.

Il se met en vacances prolongées de son ministère et puis ? Sa femme et son fils ont déjà des idées arrêtées sur des postes de dépense nécessaires. Sa femme embauche des domestiques, s’achète des vêtements, des oiseaux et les fait déménager. Pour sa part, le fils propose d’acheter une voiture (avec chauffeur), de prendre les services d’une assistante personnelle et d’investir dans un business. En fait à peu près tout le monde vient lui proposer d’investir, que ce soit pour une pièce de théâtre, une spéculation boursière ou un quelconque bon coup qui ne se représentera jamais. A tel point que Prohack va en faire des cauchemars et ne rêve plus que d’une chose, perdre tout son argent !

« Dear Mr Prohack » est une comédie pas très ambitieuse mais amusante et portée par un Cecil Parker en forme. Parker est un second rôle célèbre du cinéma anglais, ayant joué dans une centaine de films, et aura même sa petite période en haut de l’affiche à la fin des années 40 comme dans ce « Dear Mr Prohack ».

Cecil Parker est bien entouré d’un tout jeune Dirk Bogarde dans le rôle du fils qui se cherche ou encore de Glynis Johns dans le rôle de l’assistante personnelle un peu effrontée mais débrouillarde. Les personnages sont bien troussés et la séquence surréaliste du rêve à la fin du film très bien réalisée. Il s’agit du dernier film du réalisateur américain Thornton Freeland (marié à l’actrice June Clyde) qui a mis en scène 26 films entre 1929 et 1949, dont pas mal de comédies, et alternant entre les Etats-Unis et l’Angleterre. Il a pris sa retraite à 51 ans.

DVD zone 1. Studio Vci Video (2013). Version originale sans sous-titres

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