Sur fond de casse du siècle, une comédie romantique réussit grâce à une bonne alchimie entre Phil Collins et Julie Walters

Buster (1988)

Réalisé par David Green

Ecrit par Colin Shindler

Avec Phil Collins, Julie Walters, Larry Lamb, Anthony Quayle,…

Direction de la photographie :Tony Imi / Direction artistique : Clinton Cavers / Montage : Lesley Walker / Musique : Anne Dudley

Produit oar Norma Heyman

Crime / Comédie / Romance

102mn

UK

L’attaque du train postal Glasgow-Londres commise le 8 août 1962 a fait coulé beaucoup d’encre  dans la presse qui l’ a qualifié du casse du siècle. Il a bien entendu donner lieu à plusieurs adaptations plus ou moins romancées pour le petit et grand écran. Dans ce lot, « Buster » fait bande à part. Si le casse y est bien présent, il s’intéresse davantage à deux personnages secondairesRonald Christopher « Buster » Edward, un petit truand qui rêve du grand coup et sa femme June, inquiète pour son truand de mari mais aveuglée par l’amour. Car, contre toute attente, « Buster » est avant tout une comédie romantique.

Côté casting, c’est finalement le musicien et acteur occasionnel Phil Collins qui décroche le rôle principal. Un pari risqué car à l’époque il n’a jamais porté un film sur ses épaules mais sa prestation dans un épisode de la série américaine « Miami Vice » suffit à convaincre le réalisateur.  A ses côtés, la production a joué la carte de la prudence en recrutant Julie Walters qui avait fait ses preuves en matière de comédie romantique dans « Educating Rita » (1983) face à Michael Caine.

Le film s’ouvre sur un Buster qui casse une vitrine pour récupérer un nouveau costume. Il vole comme d’autres vont faire leurs courses. Mais son rêve d’une vie meilleure prend forme avec un projet fou de casse aussi audacieux qu’inédit. Le casse réussit mais avec la police aux trousses, le couple s’enfuit au Mexique. Le paradis ? Pas pour June, prête à échanger tous les palmiers du monde contre un bon vieux fog londonien. Lui qui avait survécu les années de disette, le couple ne tarde pas à se fissurer sous le soleil des tropiques.

A l’époque une partie de la critique britannique s’insurge contre une glamourisation d’une attaque violente manigancée par des criminels endurcis. La polémique enflera suffisamment pour dissuader le prince Charles d’assister à la première.

Reste que la partie comédie romantique fonctionne très bien, le couple Collins/Walters faisant preuve d’une belle alchimie. La partie du film qui se déroule au Mexique est un chouia longuette mais ce « Buster » est une bonne pioche, rafraichissante et joyeusement amorale.