Review of: A Boy Called Dad
Drame:
Brian Percival

Reviewed by:
Rating:
2
On 30 mars 2021
Last modified:30 mars 2021

Summary:

Un film sur le manque de père qui veut trop en faire et tombe dans le misérabilisme avec un personnage central qui en devient irréaliste

Un film sur le manque de père qui veut trop en faire et tombe dans le misérabilisme avec un personnage central qui en devient irréaliste. Restent de belles images et la prestation du jeune Kyle Ward

A Boy Called Dad (2009)

Réalisé par Brian Percival

Ecrit par Julie Rutterford

Avec Kyle Ward, Ian Hart, Charlene McKenna, Louise Delamere,…

Direction de la photographie : David Katznelson / Production design : John Ellis / Montage : Kristina Hetherington / Musique : Srdjan Kurpjel et Marios Takoushis

Produit par Michael Knowles et Stacey Murray pour Made Up North Productions

Drame

80mn

UK

Robbie (Kyle Ward) est un adolescent de 14 ans qui vit avec sa mère à New Brighton. Suite à une expérience d’un soir avec une collègue de classe, celle-ci tombe enceinte, mais l’adolescente s’est mise en couple avec un jeune caïd, et ne le laisse pas s’approcher. Un jour, il croise son père Joe (Ian Hart) qu’il n’a pas vu depuis des années et qui vit en Irlande. Il comprend rapidement que son père lui ment. Sur un coup de tête, Robbie enlève son fils de six mois, Eliott, et décide de partir avec lui pour l’Irlande… En route, il rencontre la jeune Nia (Charlene McKenna), muette suite à un viol quand elle avait 12 ans.

J’avoue avoir eu quelques soucis pour résumer le pitch de “A Boy Called Dad”. Ce petit film indépendant y va quand même assez fort dans la surenchère misérabiliste.

Comme vous le savez, il y a une vraie tradition du film social en Grande Bretagne depuis la nouvelle vague à la fin des années 50. Bien sûr on pense à Ken Loach pour le versant politique, mais de nombreux autres cinéastes se sont penchés sur la réalité sociale des classes défavorisées et des marginaux, sur le petit et sur le grand écran. Il faut dire que depuis le bulldozer Thatcher il y a de quoi faire. Parfois c’est traité avec humour, tendresse, poésie ou encore via un réalisme cru coup de poing.

Ici on est sur le versant poético-misérabliste du film social; “A boy Called Dad” se penche particulièrement sur les liens des pères avec leurs fils à travers quatre générations : Eliott, Robbie, Joe et le père de Joe. Avec plusieurs personnages féminins, mais qui restent en périphérie. Peu crédible et glauque, ce portrait psychologique d’hommes en manque de père, se permet quand même quelques respiration. Les images sont très belles, l’amour de Robbie, père encore enfant, pour Eliott, son fils de six mois, est touchant.

De même la relation entre Joe et Robbie est intéressante, mais à force de vouloir faire vivre à Robbie des aventures d’adulte, son personnage devient complètement irréaliste. Robbie n’a même plus d’âge, il devient juste une impossibilité.

A part les belles images, on se souviendra du film pour la performance du jeune Kyle Ward dans ce rôle impossible donc, saluée au  Edinburgh Film Festival et dont cela reste à ce jour la seule apparition à l’écran.

Le scénario est signé Julie Rutterford. Elle s’est formée au début des années 90 sur le soap opera “Coronation Street” avant de signer des scénarios pour diverses séries (“Brookside”, “Life on Mars”, “teachers”…).  “A Boy Called Dad” reste son seul long métrage à ce jour.

La réalisation est assurée par Brian Percival avec qui Rutterford avait déjà travaillé sur le court métrage “About a Girl” (2001). Percival s’est fait remarqué en 2003 pour “”Pleasureland, un téléfilm brut de fonderie pour Channel4 sur une jeune adolescente de Liverpool qui, suite à la pression de ses camarades, tombe dans la prostitution.

 

 

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